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L’URTELGUI appelle les médias privés à ne plus diffuser les contenus musicaux jugés injurieux

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L’Union des radios et télévisions libres de Guinée (URTELGUI) demande à ses médias membres de renforcer leur vigilance dans la diffusion des œuvres musicales contenant des propos injurieux, diffamatoires ou portant atteinte à la dignité des personnes.

 

Dans un communiqué publié le 19 juillet 2026 dont Laguinee.info dispose copie, l’organisation fait part de sa « vive préoccupation » face à la multiplication, sur les antennes, de certains morceaux qualifiés de « clashs », estimant que plusieurs d’entre eux dépassent le cadre de la création artistique.

 

L’URTELGUI rappelle que les radios et télévisions privées ont une responsabilité éditoriale dans le choix des contenus diffusés.

 

« La radio et la télévision ne sont pas de simples plateformes de divertissement. Nous sommes des éducateurs de la société guinéenne », souligne le communiqué.

 

L’organisation rappelle également que si le droit d’auteur protège les œuvres de l’esprit, « la diffamation et l’injure publique ne sont pas protégées », en référence aux dispositions du Code pénal.

 

À ce titre, l’URTELGUI demande à ses membres de ne plus diffuser les chansons contenant des injures ou des attaques personnelles, d’exercer un contrôle éditorial plus rigoureux avant toute diffusion et d’être plus vigilants dans le choix des invités appelés à s’exprimer sur leurs antennes.

 

« Le « direct » et le « buzz » ne doivent pas faire oublier nos obligations légales et déontologiques », insiste l’organisation.

 

Le communiqué établit toutefois une distinction entre les confrontations artistiques et les contenus qu’elle juge contraires à la loi.

 

« Le clash artistique, quand il se fait dans le respect, dans l’intelligence des mots et sans toucher à la dignité des personnes, fait partie du jeu (…). Mais dès lors qu’il franchit la ligne rouge de la loi et de la morale, il n’a plus sa place sur nos antennes », affirme l’URTELGUI.

 

L’organisation appelle enfin les promoteurs, directeurs généraux et responsables des programmes des radios et télévisions privées à appliquer ces orientations afin, selon elle, de préserver la crédibilité des médias et de respecter les règles déontologiques et juridiques encadrant la diffusion des contenus audiovisuels.

Laguinee.info

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