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Sanoyah : un jeune promoteur culturel tué par balle dans une boîte de nuit, la justice réclamée

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Mathos Gbouhomou, connu sous le surnom de « Mangana », est décédé dans la nuit du 13 au 14 juillet 2026 après avoir été atteint par balle à la boîte de nuit Castel, située dans la commune urbaine de Sanoyah. Selon des témoignages recueillis sur place, le tir aurait été effectué par un militaire gendarme, Souleymane Keïta, au cours d’une altercation. Ses proches et collaborateurs réclament aujourd’hui que justice soit faite.

Un drame survenu en pleine nuit

Âgé de 28 ans, célibataire et sans enfant, Mathos Gbouhomou exerçait comme manager et promoteur culturel. Selon les informations rapportées par N’nah Fanta Deen, président de la jeunesse de Sanoyah Rail Dispensaire, une dispute a éclaté entre le militaire Souleymane Keïta et deux jeunes filles au sujet d’une chicha. C’est au cours de cette altercation que le militaire aurait fait usage de son arme à feu.

« Le jeune Mathos Gbouhomou a été touché par un tir et a succombé à ses blessures sur le coup », a indiqué N’nah Fanta Deen.

Des incidents récurrents dénoncés

Le président de la jeunesse de Sanoyah Rail Dispensaire affirme que ce type d’événement n’est pas isolé dans cet établissement, où des drames similaires se seraient déjà produits par le passé.

« Ce genre de situations ne doivent pas être laissées sans justice. Au Castel, ce n’est pas la première fois. À chaque fois, il y a des morts et des blessures graves », a-t-il déclaré, appelant à ce que toute la lumière soit faite sur les circonstances du drame.

La famille informée au petit matin

Selon les proches de la victime, c’est aux environs de 5h50 que Chérif, l’employeur de Mathos Gbouhomou, s’est rendu au domicile familial pour informer Dieu-Donné Gbouhomou, le grand frère de la victime, du décès de son cadet.

Le corps transféré à la morgue, une enquête ouverte

Le corps de la victime a été transféré à la morgue de l’Hôpital national Ignace Deen, où une autopsie ainsi que les autres procédures médico-légales doivent être effectuées dans le cadre de l’enquête. Selon les dernières informations recueillies, le procureur de la République s’est saisi du dossier et exige que toute la lumière soit faite avant l’inhumation du corps.

À ce stade, l’affaire suit son cours judiciaire, tandis que la famille et les proches de Mathos Gbouhomou continuent de réclamer que le militaire mis en cause réponde de ses actes devant la justice.

IAC, pour Laguinee.info 

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