Le parquet spécial près la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a ordonné l’ouverture d’une enquête préliminaire visant le Directeur général de l’Agence guinéenne d’exécution des travaux d’intérêt public pour l’emploi (AGETIPE), Aboubacar Kourouma, ainsi que d’autres personnes non encore identifiées.
Dans un communiqué transmis au Directeur central de l’Office de répression des délits économiques et financiers (ORDEF), le procureur spécial Alphonse Charles Wright indique avoir été saisi à la suite de dénonciations accompagnées de pièces justificatives, enregistrées sous le numéro 233 du 1er juillet 2026.
Le parquet précise que la procédure est engagée conformément aux articles 46 et 47 du Code de procédure pénale, ainsi qu’aux dispositions de l’ordonnance portant création et fonctionnement de la CRIEF.
Selon les informations, plusieurs infractions présumées sont retenues à ce stade, notamment le détournement de deniers publics, l’enrichissement illicite, le blanchiment de capitaux, la corruption d’agent public, la violation des règles de finances publiques, ainsi que le faux et usage de faux et la complicité.
Les autorités judiciaires évoquent des dénonciations faisant état de dysfonctionnements dans la gestion de l’AGETIPE, en particulier dans l’utilisation de fonds publics alloués par l’État, ainsi que de possibles violations des règles de gestion budgétaire et comptable.
Pour conduire les investigations, le procureur spécial a désigné trois substituts : Ousmane Sano, Biwon Millimono et Pierre Segbé Kamano. Ils seront chargés de superviser les enquêtes menées par les services compétents.
Le parquet insiste sur le caractère confidentiel de la procédure et appelle au respect du secret de l’enquête, tout en demandant aux enquêteurs de faire preuve de diligence.
L’ouverture de cette procédure s’inscrit dans le cadre des actions engagées par la CRIEF dans la lutte contre les infractions économiques et financières en Guinée.
À ce stade, les faits évoqués restent des allégations en cours de vérification. Les personnes mises en cause bénéficient de la présomption d’innocence jusqu’à une décision judiciaire définitive.
Laguinee.info





