Les autorités judiciaires et administratives de la préfecture de Guéckédou ont adopté un dispositif de régulation de l’approvisionnement et de la distribution des produits pétroliers. La mesure a été arrêtée à l’issue d’une réunion de coordination avec l’autorité préfectorale, les sous-préfets et le parquet près le Tribunal de première instance de Guéckédou.
Selon le document officiel, ces dispositions visent à « assurer un approvisionnement régulier des localités de l’intérieur tout en prévenant les pratiques spéculatives et illicites».
Liste des revendeurs obligatoirement transmise au parquet
Dans le cadre du nouveau mécanisme de contrôle, « chaque sous-préfet est tenu de déposer, au Parquet près le Tribunal de Première Instance de Guéckédou, la liste exhaustive des revendeurs agréés relevant de son ressort territorial ».
Cette mesure permet aux autorités judiciaires de disposer d’un registre centralisé des opérateurs autorisés à distribuer les produits pétroliers dans les différentes localités.
Un ticket de livraison désormais obligatoire
Le dispositif introduit une étape supplémentaire avant tout approvisionnement. « Tout revendeur agréé devra, préalablement à tout approvisionnement, obtenir auprès du Parquet un ticket de livraison, lequel constitue l’unique autorisation valable pour l’enlèvement des produits pétroliers ».
Ce document devient ainsi la pièce centrale du contrôle de la distribution dans la préfecture.
Encadrement strict des quantités distribuées
Les autorités ont également fixé des limites précises. Le texte indique que « la quantité maximale autorisée est fixée à vingt-cinq (25) bidons par revendeur agréé, cinq (05) bidons par prestataire et par semaine ». Il est précisé qu’« aucun dépassement ne sera toléré ».
Prix plafonné à 13 000 francs guinéens
Sur le plan commercial, les autorités imposent un prix de référence dans les sous-préfectures. Le document stipule que « le prix de vente des produits pétroliers dans les sous-préfectures ne devra en aucun cas excéder treize mille francs guinéens (13 000 GNF) par litre ».
Toute « surfacturation sera considérée comme une pratique spéculative et fera l’objet de poursuites ».
Tolérance zéro contre les pratiques illicites aux barrages
Le texte s’attaque également aux pratiques observées aux postes de contrôle routiers. Il est formellement indiqué qu’« il est interdit aux agents en service aux postes de contrôle et barrages routiers d’exiger, de solliciter ou de percevoir, directement ou indirectement, une quelconque somme d’argent ».
Les autorités précisent que « tout agent qui se rendrait coupable de tels agissements s’expose à des poursuites pénales pour extorsion de fonds ».
Sanctions judiciaires annoncées
Enfin, le document met en garde contre toute violation des nouvelles règles. « Aucune tolérance ne sera accordée à l’égard des auteurs de ces pratiques », souligne le texte, qui rappelle que « toute personne qui contreviendrait aux présentes dispositions s’expose à des poursuites judiciaires ».
Laguinee.info





