Le Parti démocratique sénégalais (PDS) a réagi à l’annonce du président Bassirou Diomaye Faye de soumettre à référendum les propositions de révision constitutionnelle portées par Pastef. Dans un communiqué publié le 30 juin, le parti d’opposition appelle les Sénégalais à rejeter ces réformes et accuse le Premier ministre Ousmane Sonko de poursuivre des objectifs personnels. Des accusations qui reflètent la position du PDS.
Le Parti démocratique sénégalais (PDS) a exprimé sa satisfaction après la décision du président de la République, Bassirou Diomaye Faye, de soumettre à un référendum populaire, à l’issue d’un débat national, les propositions de modification de la Constitution portées par Pastef.
Dans un communiqué daté du 30 juin 2026, le parti dirigé par l’opposition appelle toutefois ses militants, ses sympathisants et l’ensemble des électeurs sénégalais à voter « non » lors de ce scrutin.
Le PDS appelle à une mobilisation contre les réformes
Dans son communiqué, le PDS estime que les réformes constitutionnelles proposées répondent à des intérêts politiques.
« Le PDS appelle l’ensemble de ses militants, sympathisants et mouvements de soutien, ainsi que tout le peuple sénégalais, à se mobiliser pour faire barrage à ces réformes et à voter massivement « NON » le jour du scrutin.»
Le parti considère que ces projets de révision de la Constitution seraient motivés, selon lui, par des intérêts personnels du Premier ministre Ousmane Sonko.
« Ces tentatives répétées de révision de notre loi fondamentale ne sont dictées que par les intérêts personnels d’Ousmane Sonko. Elles trahissent sa soif de pouvoir et sa haine des institutions républicaines, qui constituent pourtant le socle de notre démocratie et de nos libertés », affirme le communiqué.
De lourdes accusations contre Ousmane Sonko
Le PDS accuse également le chef du gouvernement d’être à l’origine d’une crise économique et de vouloir provoquer une crise institutionnelle.
Le communiqué soutient notamment qu’Ousmane Sonko chercherait à utiliser les institutions dans un objectif politique.
« Après avoir, en tant que Premier ministre, provoqué une crise économique et financière sans précédent et plongé des millions de Sénégalais dans la précarité et le chômage, Ousmane Sonko cherche désormais à créer une crise institutionnelle majeure. Il instrumentalise aujourd’hui la présidence de l’Assemblée nationale (…) dans l’unique but de destituer le président de la République, légitimement élu au suffrage universel », écrit le PDS.
Ces déclarations relèvent de la position officielle du Parti démocratique sénégalais.
Appel aux institutions
Le PDS dit dénoncer ce qu’il qualifie de « coup de force contre nos institutions » et appelle les citoyens à s’opposer aux réformes proposées.
Le parti demande également au président de la République et au pouvoir judiciaire de prendre les mesures qu’il juge nécessaires pour préserver l’ordre constitutionnel, la démocratie, les libertés publiques et la paix civile.
Le PDS dénonce des violences contre Abdou Mbow
Dans son communiqué, le Parti démocratique sénégalais condamne enfin l’agression physique dont aurait été victime le député Abdou Mbow.
Le parti attribue ces violences à des députés de Pastef. À ce stade, le communiqué ne fait pas état de la réaction du parti au pouvoir à ces accusations.
Laguinee.info





