Le Premier ministre Bah Oury a présidé la cérémonie officielle de présentation de la Stratégie nationale de développement de la filière avicole. À cette occasion, il a réaffirmé la volonté du gouvernement de faire de l’élevage un moteur de croissance économique, de création d’emplois et de souveraineté alimentaire. Il a également annoncé de futures mesures de protection de la production nationale, tout en appelant l’administration à lever les freins aux investissements.
La Guinée entend faire de la filière avicole un pilier de son développement économique et de sa sécurité alimentaire. En présidant la cérémonie officielle de présentation de la Stratégie nationale de développement de la filière avicole, le Premier ministre Bah Oury a insisté sur l’importance de ce secteur dans la résilience économique du pays.
« Une question de sécurité nationale »
Pour le chef du gouvernement, le développement de l’élevage dépasse les seuls enjeux économiques.
« C’est de notre responsabilité d’assurer la résilience de notre économie, de nos populations. La résilience veut dire quoi ? On développe toutes les activités où nous sommes en mesure de satisfaire les besoins fondamentaux de nos populations. C’est une question de sécurité nationale », a déclaré Bah Oury.
Selon lui, renforcer la production nationale constitue un moyen de réduire la dépendance du pays aux importations tout en répondant aux besoins essentiels de la population.
Bah Oury pointe les lenteurs administratives
Le Premier ministre a estimé que la Guinée dispose déjà des ressources nécessaires pour développer durablement la filière avicole. Il a toutefois regretté les lenteurs observées au sein de l’administration.
« La Guinée est prête. Elle était déjà prête. Mais c’est l’administration qui traîne les pieds. Il faut le dire », a-t-il lancé.
Il a, dans le même temps, salué les initiatives des opérateurs économiques qui investissent dans le secteur malgré les difficultés administratives.
Le chef du gouvernement a invité les services publics à accompagner davantage ces investissements.
« Les mesures gouvernementales doivent aller dans le sens de développer ces initiatives, ces dynamiques pour qu’elles se renforcent », a-t-il souligné, appelant le ministre de l’Élevage à poursuivre les réformes engagées.
L’emploi des jeunes au cœur de la stratégie
Pour Bah Oury, le développement de la filière avicole peut contribuer à la création d’emplois, notamment en faveur des jeunes.
« Nous avons besoin de résultats. Nous avons besoin de mettre les gens au travail », a-t-il martelé.
Il a également plaidé pour un partenariat renforcé entre l’État, les établissements bancaires et le secteur privé afin de soutenir les investissements.
« L’État, s’il veut tout faire, il le fera mal. C’est la raison pour laquelle j’encourage cet écosystème nouveau qui est en train de se mettre en place avec l’implication du secteur bancaire et du privé. »
Des quotas envisagés sur les importations de volaille
Le Premier ministre a annoncé que le gouvernement entend mettre en place des mesures destinées à protéger progressivement la production nationale face aux importations de viande de volaille.
« Nous pouvons importer ce que nous n’avons pas, mais ce que nous avons, on va fixer des quotas, on va fixer quelques barrières pour être en conformité avec des accords, comme d’autres sont en train de le faire », a-t-il affirmé.
Ces mesures visent, selon lui, à créer un environnement favorable au développement des producteurs locaux tout en respectant les engagements internationaux de la Guinée.
Un appel à une administration plus proactive
En conclusion de son intervention, Bah Oury a réaffirmé la volonté du gouvernement de lever les obstacles administratifs susceptibles de ralentir les investissements dans le secteur de l’élevage.
« Tout ce qu’il faut faire pour vous permettre administrativement d’être en mesure de satisfaire les besoins de la population, dites-le, on le prendra. Soyons de ce point de vue proactif. Il n’y a pas d’obstacles. Il faut le vouloir. Et le gouvernement le veut. L’administration qui doit gérer ce processus doit également le vouloir pour que les Guinéens puissent avoir ce qu’ils espèrent », a-t-il lancé.
À travers cette stratégie nationale, les autorités ambitionnent de renforcer la production avicole, de soutenir l’entrepreneuriat local et de réduire progressivement la dépendance du pays aux importations de produits avicoles.
Laguinee.info





