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Mali : un agent français condamné à 20 ans de prison pour atteinte à la sûreté de l’État

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Un ressortissant français présenté comme un agent des services de renseignement français bénéficiant d’un statut diplomatique a été condamné à 20 ans de réclusion criminelle par la justice malienne pour « atteinte à la sûreté de l’État ». Le verdict a été rendu vendredi 5 juin 2026, après près de dix mois de détention.

Selon des informations rapportées par France 24, citant l’AFP, l’homme identifié sous le nom de Yann V. avait été arrêté en août 2025 à Bamako. Il était poursuivi dans le cadre d’une affaire liée à une présumée conspiration contre les institutions maliennes.

D’après plusieurs sources judiciaires concordantes, la condamnation s’accompagne également d’une interdiction de séjour de 20 ans sur le territoire malien et d’une amende de 5 400 euros.

Le procès s’est déroulé jeudi devant la chambre criminelle du pôle spécialisé de lutte contre le terrorisme. La décision de justice a été rendue publique le lendemain.

Les autorités maliennes affirment que Yann V. a été interpellé lors d’une opération menée par la Sécurité d’État (SE), le principal service de renseignement du pays. Affecté officiellement à l’ambassade de France à Bamako, il aurait été arrêté en compagnie de plusieurs officiers des Forces armées maliennes (FAMa).

Selon les accusations formulées par les autorités, ces militaires, qui ont depuis été radiés des effectifs de l’armée, sont soupçonnés d’avoir participé à la mise en place d’un réseau d’espionnage et de complot visant à déstabiliser les institutions de la transition malienne. Les enquêteurs évoquent notamment un projet présumé de coup d’État. Les officiers concernés n’ont toutefois pas encore été jugés.

Cette condamnation intervient dans un contexte de fortes tensions diplomatiques entre le Mali et la France. Depuis plusieurs années, les relations entre les deux pays se sont progressivement dégradées, marquées notamment par la rupture de la coopération militaire et sécuritaire ainsi que par des divergences politiques croissantes entre Bamako et Paris.

L’affaire pourrait ainsi constituer un nouvel épisode dans les relations déjà fragilisées entre les autorités maliennes de transition et l’État français.

Laguinee.info
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