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Incident électoral à Banantou 1 : le FRONDEG répond point par point aux accusations visant Abdoulaye Yéro Baldé

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La cellule de communication du Front Démocratique de Guinée (FRONDEG) a publié une réponse détaillée aux accusations formulées par M. Facinet Camara, président du bureau de vote Banantou 1 à Lambanyi, relayées par le média Mosaïque Guinée. Le parti conteste fermement la version des faits avancée et retourne l’accusation : ce sont les irrégularités constatées dans ce bureau de vote qui seraient à l’origine de la polémique, et non le comportement de son président Abdoulaye Yéro Baldé.

Une urne non scellée. Des bulletins déjà dedans. Et un président de bureau de vote qui accuse le leader du FRONDEG. Le parti répond, argument par argument.

Ce que M. Camara a affirmé et ce que le FRONDEG conteste

Selon les accusations relayées, Abdoulaye Yéro Baldé aurait forcé son passage pour voter avant l’ouverture officielle du bureau de vote Banantou 1. Le FRONDEG réfute cette version sur quatre points distincts.

Premier point : le bureau était-il fermé à l’arrivée de Baldé ?

« M. Camara affirme que le bureau de vote n’était pas encore officiellement ouvert au moment du passage du président Abdoulaye Yéro Baldé. Cette affirmation est tout simplement fausse », tranche le communiqué. Le leader du FRONDEG est arrivé au centre de vote aux environs de midi, soit plusieurs heures après l’ouverture prévue entre 7h et 8h du matin. À cette heure, « plusieurs autres bureaux du centre fonctionnaient déjà normalement et quelques citoyens avaient commencé à accomplir leur devoir civique ». La cellule de communication pose la question qui s’impose : comment un bureau de vote pourrait-il ne pas être opérationnel plusieurs heures après l’ouverture officielle ?

Deuxième point : l’urne non scellée

M. Camara reconnaît lui-même être parti chercher les couvercles manquants, invoquant des raisons logistiques. Pour le FRONDEG, cette explication confirme précisément l’irrégularité pointée par Baldé. « C’est précisément cette anomalie qui a été relevée par le président Abdoulaye Yéro Baldé lorsqu’il a constaté qu’une urne n’était ni fermée ni scellée. »

Troisième point : des bulletins dans une urne prétendument non ouverte

C’est l’argument le plus percutant du communiqué. M. Camara soutient que les opérations de vote n’avaient pas encore commencé. Mais Abdoulaye Yéro Baldé a constaté, et les images réalisées sur place en témoignent, la présence de bulletins déjà déposés dans les urnes. « Si, comme il l’affirme, les opérations de vote n’avaient réellement pas commencé, comment des bulletins ont-ils pu se retrouver à l’intérieur des urnes ? Cette question mérite une réponse claire », écrit la cellule de communication, qualifiant cette contradiction de « particulièrement embarrassante » pour M. Camara.

Quatrième point : un accueil sans objection

Le FRONDEG souligne qu’à aucun moment un agent électoral n’a indiqué au président du parti que le scrutin n’était pas ouvert. « À son arrivée, il a été accueilli par les agents présents sur les lieux, qui l’ont salué avec respect et orienté vers son bureau de vote. Une fois à l’intérieur, les membres du bureau présents l’ont accompagné dans les différentes étapes du vote jusqu’à son accomplissement. »

Sur la présence de journalistes et de militants

M. Camara a évoqué la présence de journalistes et de militants aux côtés du leader du FRONDEG comme un élément à charge. Le parti rétorque que les cadres du parti sont restés à l’extérieur conformément aux consignes, et que les journalistes ont été « autorisés à accéder au bureau de vote dans le cadre de leur mission d’information ». Loin d’être un problème, cette présence constitue selon le FRONDEG « un élément important permettant d’établir les faits avec précision et transparence ».

La question sans réponse

Le FRONDEG conclut son communiqué en renvoyant la balle à M. Camara avec une question à laquelle il n’a pas encore répondu : si les opérations de vote n’avaient pas commencé, comment expliquer la présence de bulletins déjà déposés dans les urnes ? Et comment une urne non scellée a-t-elle pu être présentée aux électeurs plusieurs heures après l’heure officielle d’ouverture ?

« L’opinion publique est en droit d’attendre des explications claires sur cette contradiction majeure », conclut la cellule de communication, estimant que c’est M. Camara qui cherche à « détourner l’attention en mettant en cause le président Abdoulaye Yéro Baldé » plutôt qu’à « assumer les dysfonctionnements et irrégularités constatés dans son bureau de vote ».

Cet incident de Banantou 1 illustre, à petite échelle, les tensions post-électorales qui se manifestent dans plusieurs bureaux de vote à travers le pays. Les deux versions des faits s’opposent frontalement. Seules les images disponibles, et éventuellement une enquête de la DGE ou des autorités judiciaires, pourront établir laquelle est la plus proche de la réalité.

 

Laguinee.info

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