Au lendemain du double scrutin législatif et communal organisé le 31 mai 2026 en Guinée, Souleymane Souza Konaté, coordinateur de la cellule de communication de l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG), a livré une déclaration critique sur le déroulement de l’élection et le niveau de participation observé dans certains bureaux de vote.
Dans une prise de position publique, Souleymane Souza Konaté, responsable de la communication du parti Union des Forces Démocratiques de Guinée, a réagi au déroulement du scrutin organisé à travers le pays par les autorités issues du Comité national du rassemblement pour le développement (CNRD).
Une lecture critique du scrutin
Dans sa déclaration, le responsable politique évoque un faible niveau de participation et remet en question la portée du processus électoral.
« Tout ça pour ça ! »
Il estime que le contexte électoral traduit un désengagement des électeurs et parle d’un climat de défiance.
« Tout ce vacarme électoral pour aboutir à un rejet populaire massif, un désaveu national retentissant ? »
Selon lui, les conditions observées dans certains centres de vote illustreraient une absence d’adhésion populaire.
« Pour la première fois en Guinée, des candidats sont « élus » sans électeurs. Face à des bureaux de vote déserts et à des urnes ignorées, des représentants du peuple (…) se retrouvent dénués de toute légitimité populaire.»
Référence au climat politique et au vote
Dans sa déclaration, Souleymane Souza Konaté affirme que l’abstention traduirait un message politique clair de la population:
« Quand un peuple choisit massivement l’abstention, le message est sans appel : la confiance est définitivement rompue. »
Il poursuit en évoquant une forme de résistance citoyenne exprimée par le non-participation au scrutin: « Les électeurs ont préféré une résistance passive à une adhésion forcée, le boycott assumé à la caution hypocrite. »
Critiques sur le processus électoral
Le responsable de communication de l’UFDG estime que l’organisation du scrutin ne suffit pas à garantir sa légitimité politique: « On peut orchestrer un scrutin, déployer d’importants moyens et multiplier les discours, mais on ne force pas l’assentiment d’un peuple. »
Il décrit également une scène électorale qu’il qualifie de révélatrice du contexte politique actuel: « Aujourd’hui, le cimetière des bureaux de vote résonne comme un blâme cinglant. Ce refus de voter constitue la plus sévère des sanctions politiques. »
Dans la dernière partie de sa prise de parole, Souleymane Souza Konaté établit une lecture politique du rapport de force entre les institutions en place et les partis d’opposition.
« Le verdict du peuple n’est pas la loi du plus fort ! »
Laguinee.info





