À quelques jours de la célébration de la Tabaski, les marchés à bétail de la commune urbaine de Kindia enregistrent une hausse importante des prix des moutons et des bœufs. Une situation qui préoccupe de nombreuses familles dans un contexte marqué par la cherté de la vie.
Au marché à bétail du Caravansérail, vendeurs et acheteurs constatent une augmentation inhabituelle des tarifs cette année. Pour acquérir un mouton de taille moyenne, les clients doivent désormais débourser entre 3 000 000 et 4 000 000 de francs guinéens, des montants jugés excessifs par plusieurs habitants.

Les acteurs du secteur expliquent cette flambée par plusieurs facteurs. Selon des responsables des vendeurs de bétail, des maladies animales ont affecté de nombreux troupeaux ces derniers mois dans plusieurs localités du pays, provoquant une baisse du nombre d’animaux disponibles sur les marchés.
À cette situation s’ajoutent les difficultés d’approvisionnement. Les commerçants affirment acheter les animaux à des prix déjà élevés dans les zones d’élevage, avant de faire face aux coûts du transport et aux différentes taxes rencontrées sur les axes routiers.
Sur les marchés de Kindia, les moutons de race locale se négocient actuellement entre 3 000 000 et 4 000 000 GNF. Les animaux importés du Mali dépassent souvent les 4 000 000 GNF, notamment en raison des frais de transport et de leur disponibilité limitée.
Concernant les bœufs, les prix varient selon la taille et l’état de l’animal. Certains spécimens sont vendus à partir de 5 000 000 GNF, tandis que les plus grands peuvent dépasser les 12 000 000 GNF.

Par ailleurs, les vendeurs dénoncent les conditions difficiles dans lesquelles ils exercent leurs activités au marché du Caravansérail. Ils évoquent le manque d’eau, l’insuffisance d’espaces adaptés ainsi que les difficultés liées à l’alimentation des animaux.
Avec l’installation progressive de la saison des pluies, plusieurs commerçants affirment également que la boue et les eaux stagnantes compliquent davantage les activités sur le marché.
À Kindia, l’approche de la Tabaski se déroule ainsi dans un climat marqué par les tensions sur le marché du bétail et les inquiétudes des ménages face à la hausse des prix.
JFK, pour Laguinee.info





