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Violence en milieu scolaire : le SLECG condamne, rappelle la loi et appelle au calme

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Face à des actes de violence signalés dans des établissements scolaires guinéens — dont un cas impliquant un enseignant et une élève qui a provoqué un vif émoi après la diffusion d’une vidéo sur les réseaux sociaux —, le Syndicat Libre des Enseignants et Chercheurs de Guinée (SLECG) a publié ce mercredi 14 mai 2026 une déclaration officielle. Le syndicat condamne fermement ces dérives, rappelle le cadre légal et appelle l’ensemble de la communauté éducative à la responsabilité.

Une vidéo. Un choc. Et une question qui s’impose : jusqu’où peut-on aller dans une salle de classe ?

Une déclaration née d’un contexte alarmant

Le SLECG ne cache pas ce qui motive sa prise de parole. Des « dérives pédagogiques » ont été constatées « ces derniers temps dans certaines concessions scolaires » du pays, indique le syndicat, qui dit exprimer une « vive inquiétude » face à ces situations. En toile de fond : la diffusion sur les réseaux sociaux d’une vidéo jugée « choquante », mettant en cause un enseignant et montrant une agression sur une élève. Un contenu qui, selon le SLECG, a « heurté la conscience collective » et terni « l’image de toute la communauté éducative ».

Le syndicat prend soin d’exprimer simultanément « son soutien à l’élève agressée » et « sa solidarité à l’enseignant mis en cause », tout en appelant à « un dénouement heureux et apaisé de cette situation ».

Fouet, chicotte, humiliation : tolérance zéro

Sur le fond, le message est sans équivoque. Le SLECG rappelle que « l’usage du fouet, de la chicotte ou de toute autre forme de violence est désormais interdit » dans les établissements scolaires, et qu’il « expose son auteur à des poursuites judiciaires, conformément aux lois et règlements en vigueur ». Aucune circonstance, pas même l’indiscipline d’un élève, ne saurait justifier un comportement violent, une parole humiliante ou un acte de violence physique ou morale.

Le syndicat le formule clairement : la mission de l’enseignant reste avant tout celle d’enseigner et de former intellectuellement. L’éducation aux bonnes manières, légitime en elle-même, doit se faire « dans le respect de la dignité humaine, de l’éthique professionnelle et des limites fixées par la loi ».

Aux élèves aussi, un appel à la retenue

Le SLECG ne s’adresse pas uniquement aux enseignants. Il interpelle également les élèves, leur demandant d’adopter « des comportements responsables et disciplinés » et, surtout, de ne pas porter les conflits scolaires sur les réseaux sociaux. Ces situations, insiste le syndicat, doivent être signalées « à la direction ou à la hiérarchie administrative compétente », et non exposées publiquement dans des conditions susceptibles d’« envenimer les tensions ».

Un rappel qui vise aussi ceux qui, en ligne, encouragent ou justifient la violence. Pour le SLECG, ces soutiens n’aident en rien la personne mise en cause, ils l’enfoncent davantage.

La loi, seul recours légitime

Face à tout différend, le syndicat est formel : « le recours aux voies administratives et légales demeure la meilleure attitude à adopter ». Nul ne peut se faire justice soi-même, « au risque de passer de la victime au fautif ». Un code de conduite et des mesures disciplinaires existent au sein de l’administration scolaire, ils s’imposent à tous, sans exception.

Le SLECG conclut sa déclaration sur une note d’espoir : que « de telles pratiques cesseront définitivement », pour que l’école guinéenne reste « un espace de savoir, de discipline, de dialogue et de respect mutuel ». Un vœu partagé, sans doute, par toute une communauté éducative ébranlée.

 

Laguinee.info

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