Le gouvernement de la République du Congo a annoncé, mercredi 13 mai 2026, avoir saisi la justice après avoir eu connaissance de faits présumés de violences conjugales impliquant l’un de ses membres. Les autorités affirment agir en application des textes en vigueur sur la protection des femmes.
Même en l’absence de plainte de la victime à ce stade, l’exécutif congolais a décidé de porter l’affaire devant les autorités judiciaires compétentes.
Le gouvernement annonce une saisine de la justice
Dans un communiqué officiel publié à Brazzaville, le gouvernement de la République du Congo indique avoir été informé de faits de violences conjugales qui impliqueraient l’un de ses membres.
Tenant compte des éléments portés à sa connaissance, l’exécutif a chargé le garde des Sceaux, ministre de la Justice, des Droits humains et de la Promotion des peuples autochtones, de saisir les autorités judiciaires compétentes.
Selon le communiqué, cette décision s’appuie notamment sur le Code pénal, le Code de procédure pénale et la loi n°19-2022 du 4 mai 2022 relative à la lutte contre les violences faites aux femmes, dite loi Mouebara.
Des mesures de protection annoncées
Le gouvernement indique également avoir instruit les ministres chargés de la Promotion de la femme et des Affaires sociales de prendre les dispositions nécessaires pour assurer la protection légale de toutes les personnes susceptibles de bénéficier d’une assistance au regard des faits rapportés.
Cette mesure vise à garantir un accompagnement approprié aux personnes concernées.
Rappel de la présomption d’innocence
Dans son communiqué, le gouvernement réaffirme son attachement aux principes de l’État de droit.
Il rappelle que toute personne mise en cause dispose du droit de se défendre devant la justice et bénéficie de la présomption d’innocence jusqu’à l’issue de la procédure, conformément à l’article 9 de la Constitution congolaise.
Une référence à l’engagement du chef de l’État
Le communiqué souligne enfin que le président de la République, chef de l’État, s’est engagé, lors de sa prestation de serment, à veiller au respect de la dignité humaine ainsi qu’à la protection des femmes et des personnes vulnérables.
Le gouvernement affirme que les lois de la République seront appliquées « dans toute leur rigueur ».
À ce stade, l’identité du membre du gouvernement visé n’a pas été rendue publique. L’évolution de la procédure judiciaire devrait permettre d’établir les faits et les responsabilités éventuelles.
Laguinee.info





