Un vent violent accompagné d’une pluie fine a frappé la ville de Kankan dans la nuit du lundi 4 au mardi 5 mai 2026, causant d’importants dégâts matériels dans plusieurs quartiers. Des habitations ont été décoiffées et un incendie s’est déclaré au quartier Kabada, laissant une étudiante sans abri.

Selon des témoignages recueillis sur place, les rafales ont surpris les habitants en début de soirée, contraignant plusieurs familles à se mettre à l’abri dans l’urgence. C’est dans ce contexte que le sinistre s’est produit au domicile de Mariame Ciré Camara, étudiante en licence 3 de Lettres modernes, dont la maison a été entièrement ravagée par les flammes.
« C’était aux environs de 19h-20h. On était assises dehors, moi et ma tante, et directement le vent a commencé. Comme mon téléphone était branché, je suis rentrée récupérer mes affaires personnelles. J’ai fait sortir ce que je pouvais. Quand je suis revenue pour l’aider, le feu a commencé et ça a tout ravagé », a-t-elle expliqué.

Attisé par la violence du vent, l’incendie s’est propagé en quelques minutes. « Ça n’a même pas fait cinq minutes, c’était tellement rapide parce que le vent était très violent », a-t-elle ajouté.
« Nous avons tout perdu »
Après le passage des flammes, il ne restait que des décombres. L’étudiante affirme avoir perdu l’ensemble de ses biens matériels, y compris ses documents académiques.
« Nous avons tout perdu, tout. Peut-être, sauf moi et mes sœurs. À part ça, on a tout perdu. Surtout nous les étudiantes, nos diplômes, nos attestations. Tout est parti en fumée », a-t-elle témoigné.
Face à cette situation, elle lance un appel à la solidarité. « On demande de nous venir en aide parce que ce n’est vraiment pas facile. Aujourd’hui c’est nous, demain ça peut être quelqu’un d’autre », a-t-elle déclaré, exprimant une inquiétude particulière pour ses attestations, difficiles à reconstituer.
D’autres dégâts signalés en ville
Au-delà de ce cas, plusieurs habitations ont été endommagées dans différents quartiers de la ville. Selon des informations locales, une école primaire publique située au quartier Énergie a également été décoiffée par la tempête.
Malgré l’ampleur des dégâts matériels, aucune perte en vie humaine n’a été signalée à ce stade.
Cet épisode météorologique relance la question de la vulnérabilité des habitations face aux intempéries dans la région, à l’approche de la saison des pluies.
Mohamed Lamine Yansané, pour Laguinee.info





