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Politique: le FRONDEG dénonce le rejet de toutes ses candidatures communales et saisit la justice

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Dans une déclaration publiée le 25 avril 2026, le Front Démocratique de Guinée affirme que l’ensemble de ses candidatures aux élections communales du 31 mai a été rejeté, sans notification ni justification dans les délais légaux. Le parti dénonce une violation manifeste du Code électoral et annonce avoir saisi les juridictions compétentes.

Zéro candidature retenue. Et aucune explication officielle reçue dans les délais. Le Front Démocratique de Guinée (FRONDEG) a tiré la sonnette d’alarme ce vendredi 25 avril 2026, après la publication des listes provisoires des candidatures communales. Le parti affirme avoir régulièrement déposé des dossiers dans plusieurs circonscriptions du pays: à Tombolia, Sanoyah, Manéah, Matam, Ratoma, Kouriah, Lambanyi, ainsi que dans les régions de Kankan, Siguiri, Kintinian, Boké, Sangaredi et Tamita dans la préfecture de Boffa. Aucune de ces candidatures n’a été retenue.

Une procédure jugée contraire au Code électoral

Le FRONDEG ne conteste pas seulement le résultat. Il conteste la manière dont ces rejets ont été opérés. Selon sa déclaration, l’article 242 du Code électoral impose que tout rejet de candidature soit motivé et notifié dans un délai de dix jours à compter du dépôt du dossier. Or, le parti affirme qu’aucune notification ne lui a été adressée dans les délais légaux et qu’aucun motif officiel ne lui a été communiqué.

Pour le FRONDEG, cette absence de notification constitue « une atteinte grave aux règles de transparence et de légalité du processus électoral ».

Des documents antidatés pour justifier les rejets ?

La déclaration du parti va plus loin et soulève une accusation particulièrement sérieuse. Le FRONDEG évoque des informations concordantes selon lesquelles certains démembrements de l’administration électorale auraient tenté, après la publication des listes provisoires, de remettre aux mandataires du parti des documents antidatés visant à justifier a posteriori les rejets.

Le parti qualifie ces pratiques de « tentative de régularisation irrégulière d’une procédure entachée d’irrégularités dès son origine », estimant qu’elles contreviennent aux principes fondamentaux de sécurité juridique et de loyauté administrative.

Un droit de recours compromis

Le FRONDEG soulève également un problème juridique de fond. Conformément aux articles 241 à 243 du Code électoral, le contentieux des candidatures relève de la compétence du tribunal de première instance et obéit à des délais stricts. Mais en l’absence de notification régulière des décisions de rejet, ces délais ne peuvent légalement commencer à courir — ce qui prive les candidats concernés de leur droit effectif à un recours dans les formes prévues par la loi.

Des recours introduits, une alerte internationale annoncée

Face à cette situation, le FRONDEG annonce avoir introduit des recours devant les juridictions compétentes pour faire valoir ses droits. Le parti se réserve également le droit de porter ces irrégularités à l’attention de l’opinion publique nationale et internationale, dénonçant des atteintes à la régularité et à la crédibilité du processus électoral.

La Direction Générale des Élections n’avait pas encore réagi publiquement à ces accusations à l’heure de notre bouclage.

 

IAC, pour Laguinee.info

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