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Réforme du système de santé en Guinée : les acteurs non étatiques appellent à des services hospitaliers de qualité

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Réunis du 22 au 23 avril 2026 à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry, experts, autorités et professionnels de santé échange autour des défis du système sanitaire guinéen. Au cœur des débats : la qualité des soins, la gouvernance hospitalière et la nécessité d’une collaboration renforcée entre tous les acteurs.

Le Forum des Acteurs Non Étatiques sur la réforme de la santé s’est tenu du 22 au 23 avril 2026 à l’Université Gamal Abdel Nasser de Conakry (UGANC). Cette rencontre initiée par l’ONG, l’ONG la TABALA a mobilisé des experts nationaux et internationaux, des membres du gouvernement, des médecins ainsi que des étudiants, tous engagés autour d’un objectif commun : repenser et améliorer le système de santé guinéen.

Parrain de l’événement, Bangaly Mara a dressé un constat sans détour. Selon lui, le système de santé guinéen nécessite une mobilisation collective pour devenir plus efficace, performant et résilient. Il a insisté sur plusieurs leviers essentiels à cette transformation.
« Pour avoir un système de santé efficace et performant, il faut avant tout des services de prestation de qualité dans nos structures hospitalières pour les utilisateurs », a-t-il déclaré. Il a également souligné l’importance d’un personnel de santé suffisant, bien réparti sur l’ensemble du territoire et doté des compétences nécessaires pour répondre aux besoins des populations. Il à par ailleurs a insisté sur la nécessité d’un système d’information fiable, capable de produire des données précises sur l’état de santé des citoyens et les enjeux épidémiologiques.

Ces propos ont trouvé un écho particulier dans les interventions des représentants gouvernementaux. Au nom de la ministre de la Santé, Souleymane Diakité a rappelé que les défis du secteur ne pourront être relevés que grâce à une synergie d’actions entre l’État, la société civile, le secteur privé, les partenaires au développement et les communautés.
« Madame la ministre est convaincue que c’est ensemble que nous parviendrons à relever les défis de la gouvernance hospitalière, de la santé environnementale et de la protection des populations face aux risques sanitaires et professionnels », a-t-il affirmé, en référence notamment au programme ambitieux Simandou 2045.

Il a par ailleurs invité les participants à faire de ce forum un espace d’échanges productifs, mais surtout un véritable cadre d’actions concrètes. L’objectif est d’aboutir à des recommandations opérationnelles et à un plan d’action post-forum capable d’impulser des changements durables.

Parmi les temps forts de la rencontre, le médecin et conseiller du président du Conseil National de la Transition, Souleymane Oularé, a modéré une session consacrée aux mécanismes de concertation entre l’État, la société civile et les communautés. Cette thématique, centrée sur la transparence et la redevabilité dans les structures de santé, a suscité des échanges nourris.

À l’issue de cette session, il a rappelé que la Guinée a inscrit dans sa Constitution, en son article 22, le principe de la couverture santé universelle. « L’État garantit la couverture santé universelle dans des conditions que la loi déterminera », a-t-il précisé, tout en soulignant que des concertations sont déjà engagées avec les autorités et les départements sectoriels pour élaborer cette loi.

Ce forum apparaît ainsi comme une étape importante dans le processus de réforme du système de santé guinéen. Au-delà des discours, les participants sont désormais attendus sur des actions concrètes capables de répondre aux attentes des populations et de renforcer durablement le secteur sanitaire du pays.

IAC, pour Laguinee.info 

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