Au Conseil National de la Transition (CNT), la signature du statut particulier de l’administration parlementaire apparaît comme le résultat direct d’un rapport de force entre autorités et travailleurs. À l’origine de cette évolution, un préavis de grève qui a contraint le Secrétariat général à accélérer les discussions.
D’après Ismaël Gassim Kalissa, secrétaire général du Syndicat de l’administration parlementaire, la rencontre avec les autorités a été organisée en urgence. « Hier soir, nous avons été appelés […] Une copie du statut particulier […] signée a été mise à disposition », a-t-il déclaré, confirmant le caractère précipité des échanges, selon guinee360.com.
Un compromis sous surveillance
Si la remise du document constitue un geste d’ouverture, les représentants syndicaux restent prudents. Ils estiment que l’essentiel reste à concrétiser, notamment à travers les textes d’application. « Un statut particulier sans les arrêtés d’application, ça ne veut rien dire », a rappelé Ismaël Gassim Kalissa.
La question de la couverture sociale demeure également au cœur des préoccupations. Le syndicat met en garde contre les risques pesant sur l’assurance maladie et les droits à la retraite, en l’absence de garanties sur l’intégration effective à la caisse nationale de sécurité sociale.
Un calendrier serré sous pression
Selon les engagements évoqués, les avantages liés au statut:primes, couverture sanitaire et autres droits, devraient être effectifs dans un délai de trois mois. Un calendrier jugé ambitieux, que les travailleurs entendent suivre de près.
La signature d’un mémorandum d’entente entre les deux parties a permis d’éviter un mouvement de grève immédiat. Pour autant, le syndicat insiste sur la nécessité de maintenir la mobilisation afin de s’assurer du respect des engagements. « La détermination » et « la ténacité » des travailleurs sont mises en avant comme leviers ayant permis d’obtenir cette avancée.
Des tensions persistantes autour du dossier FUGAS
Au-delà du statut, le dossier FUGAS reste un point de crispation. Ce dossier, lié aux sessions parlementaires, traîne depuis plusieurs mois sans aboutir. « Ça fait une année que […] les rapports n’ont pas encore été obtenus », a dénoncé Ismaël Gassim Kalissa.
Malgré les assurances des autorités, qui évoquent un dossier hérité de la précédente gestion, le syndicat déplore l’absence de résultats concrets et n’exclut pas de nouvelles actions pour faire avancer le dossier.
Un équilibre encore fragile
Dans ce contexte, la signature du statut apparaît moins comme un aboutissement que comme une étape dans un processus de négociation toujours en cours. Le climat social au sein du CNT reste marqué par une vigilance accrue des travailleurs, déterminés à obtenir la mise en œuvre effective de leurs revendications.
Laguinee.info







