Ce samedi 18 avril 2026, le Premier ministre Amadou Oury Bah a présidé la cérémonie de pose de la première pierre des Écoles Régionales des Arts et Métiers de Kindia et de Mamou. Financées à hauteur de 27 millions d’euros pour les deux sites, ces nouvelles infrastructures complètent le maillage national des ERAM et s’inscrivent dans la stratégie de formation du capital humain guinéen.
La Guinée continue de bâtir son réseau de formation technique, région par région.
Ce samedi 18 avril 2026, sous l’autorité du Premier ministre Amadou Oury Bah, la Guinée a franchi une nouvelle étape dans la structuration de son système de formation technique et professionnelle. En présence du ministre de l’Éducation nationale Alpha Bacar Barry, du ministre de l’Énergie Laye Sékou Camara et de plusieurs autorités administratives, le chef du gouvernement a présidé la cérémonie de pose de la première pierre des Écoles Régionales des Arts et Métiers de Kindia et de Mamou.
Un maillage national qui se complète
Avec ces deux nouvelles infrastructures, l’État guinéen complète la couverture territoriale de son réseau d’ERAM, déjà implantées à Coyah, Boké, Labé, Dabola, Siguiri et N’Zérékoré. L’objectif est de doter chaque région administrative d’un centre de formation technique adapté aux réalités économiques locales, dans une logique de rééquilibrage territorial de l’offre de formation.
27 millions d’euros pour 18 hectares
Le projet, financé à hauteur de 27 millions d’euros pour les deux sites, s’étend sur une superficie de 18 hectares. Il s’inscrit dans une politique d’investissement dans le capital humain, avec pour ambition de former une nouvelle génération de techniciens supérieurs qualifiés. Les formations proposées couvriront des secteurs jugés prioritaires : bâtiments et travaux publics, agriculture, élevage, artisanat, production industrielle et métiers liés au secteur minier.
Le ministre Barry plaide pour une école au service de l’insertion
Dans son intervention, le ministre Alpha Bacar Barry a souligné que cette initiative s’inscrit dans une transformation plus large du système éducatif guinéen. Il a évoqué la nécessité de répondre à la demande croissante en compétences qualifiées, tout en reconnaissant les défis liés à l’attractivité de la formation professionnelle auprès des jeunes Guinéens.
Le ministre a plaidé pour une évolution du modèle éducatif en faveur de parcours plus professionnalisants, mieux alignés sur les besoins réels du marché du travail. Il a insisté sur l’importance de renforcer les passerelles entre l’enseignement général, technique et professionnel, afin de faciliter l’insertion socio-économique des apprenants. « L’école doit jouer un rôle central dans l’intégration socio-économique des apprenants », a-t-il affirmé.
Avec Kindia et Mamou qui rejoignent le réseau des ERAM, la Guinée se dote progressivement d’un appareil de formation professionnelle maillant l’ensemble de son territoire. Reste à en mesurer, dans les années à venir, l’impact concret sur l’employabilité des jeunes et la réponse aux besoins des secteurs économiques stratégiques du pays.
IAC, pour Laguinee.info







