Lors du Conseil des ministres du jeudi 9 avril 2026, le président Mamadi Doumbouya a posé un ultimatum clair à son gouvernement : d’ici la fin du mois d’avril, chaque département ministériel devra avoir lancé ses projets et réformes relevant de la première phase du programme Simandou 2040. Le chef de l’État a exigé rigueur, suivi et redevabilité.
Le ton était ferme. Et le message sans équivoque.
Réuni en Conseil des ministres ce jeudi 9 avril 2026, le gouvernement guinéen a reçu du président Mamadi Doumbouya une injonction directe : le programme Simandou 2040 n’est plus une perspective, c’est une obligation d’exécution immédiate. Selon le compte-rendu de la porte-parole adjointe du gouvernement, Djami Diallo, le chef de l’État a rappelé aux ministres que Simandou 2040 constitue « la priorité absolue du gouvernement » et « la seule référence pour le développement de la Guinée ».
Fin avril comme ligne rouge
Le président a fixé une échéance précise et non négociable. « D’ici fin avril 2026, tous les projets de la première phase et les réformes devront être lancés par chaque département. Il en sera ainsi pour les autres phases jusqu’à la mise en œuvre complète du programme », a-t-il déclaré, selon les propos rapportés par la porte-parole adjointe.
Il a également exigé « un suivi rigoureux conformément au chronogramme de réalisation établi », rappelant au passage que le séquençage du programme en trois phases de cinq ans avait déjà été remis par le Premier ministre à l’ensemble des membres du gouvernement. Nul ne peut donc prétendre ignorer les attentes.
La redevabilité comme principe directeur
Au-delà des délais, c’est le principe de redevabilité que le président Doumbouya a placé au cœur de son exigence. Il a informé les membres du gouvernement que « cette année, le principe de redevabilité portera sur la mise en œuvre du programme Simandou 2040 ».
Concrètement, chaque ministre devra rendre compte publiquement de son action. Le président a exigé que « tous les ministres expliquent au peuple, à la télévision nationale, les projets et réformes lancés dans le cadre de la mise en œuvre du programme Simandou 2040 ». Une transparence imposée, devant les caméras et face aux citoyens.
Simandou 2040, projet de société et mandat présidentiel
Pour le chef de l’État, Simandou 2040 dépasse le cadre d’un simple programme gouvernemental. Il a rappelé qu’il s’agit de son « projet de société pour lequel il a été élu par le peuple », ajoutant que « la Guinée a désormais une planification rigoureuse de son développement pour le bien-être de ses populations ».
Fin avril 2026. Dans moins de trois semaines, les ministres devront avoir transformé les engagements en actes. Le président a prévenu : il en sera tenu compte.
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