La Guinée perd l’un de ses jeunes magistrats les plus prometteurs. Mohamed Bangoura, Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de N’Zérékoré, est décédé. La nouvelle, relayée par Me Pépé Antoine Lama, avocat au Barreau de Guinée, a suscité une vive émotion dans les milieux judiciaires du pays.
Il venait à peine de prendre ses fonctions. Et déjà, il n’est plus.
C’est par une publication empreinte de tristesse que Me Pépé Antoine Lamah, avocat au Barreau de Guinée, a annoncé la disparition de Mohamed Bangoura. « C’est avec une profonde tristesse que j’ai appris le décès de Monsieur Mohamed Bangoura, Procureur de la République près le Tribunal de Première Instance de N’Zérékoré », écrit-il, visiblement touché par la nouvelle.
Le magistrat avait été nommé à ce poste il y a seulement quelques mois. Une nomination saluée en son temps par ses pairs, et qui laissait entrevoir une carrière prometteuse au service de la justice guinéenne.
Un juriste d’exception salué par ses pairs
Dans son hommage, Me Lamah dresse le portrait d’un homme de droit hors du commun. Il décrit Mohamed Bangoura comme « un juriste d’une rare finesse », dont « l’éloquence mesurée, la rigueur intellectuelle et la capacité remarquable à lire entre les lignes pour requérir l’application juste de la loi forçaient le respect.»
Pour l’avocat, le défunt incarnait une vision exigeante et engagée de la magistrature, « profondément attachée à l’État de droit ». Des qualités rares, souligne-t-il, qui faisaient de ce jeune magistrat une figure déjà respectée dans les couloirs du droit guinéen.
Une perte immense pour la justice guinéenne
Au-delà de l’émotion personnelle, Me Lamah mesure l’ampleur du vide laissé par cette disparition. « Sa disparition constitue une perte immense pour l’institution judiciaire, pour ses collègues magistrats, pour le Barreau, ainsi que pour tous ceux qui ont eu le privilège de croiser son parcours », écrit-il.
L’avocat conclut en adressant ses condoléances « les plus attristées » à la famille biologique du défunt, ainsi qu’à sa famille professionnelle, avant de formuler une prière : « Que son âme repose en paix. »
Les circonstances du décès de Mohamed Bangoura n’ont pas été précisées. Mais sa disparition brutale, à un moment où il venait tout juste d’entamer une nouvelle et importante étape de sa carrière, laisse un sentiment d’inachevé dans le cœur de ceux qui le connaissaient. La justice guinéenne perd en lui l’une de ses voix les plus prometteuses.
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