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Législatives et communales 2026: La HAC rappelle la mise en garde des médias contre toute propagande électorale avant l’ouverture officielle de la campagne

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La Haute Autorité de la Communication a publié ce mardi 7 avril 2026 un communiqué solennel rappelant aux médias guinéens leurs obligations légales en période préélectorale. Toute diffusion de contenu à caractère de propagande est formellement interdite jusqu’à l’ouverture officielle de la campagne.

Le ton est ferme. Sans détour. La HAC a choisi de frapper fort avant que la fièvre électorale ne s’empare des ondes et des colonnes.

C’est depuis Conakry que le président de la Haute Autorité de la Communication, Boubacar Yacine Diallo, a signé ce rappel à l’ordre destiné à l’ensemble des acteurs du paysage médiatique guinéen. Le document, adressé aux professionnels des médias, aux acteurs politiques et aux citoyens, s’appuie sur les dispositions du Code électoral ainsi que sur la Loi L/2020/0010/AN de juillet 2020 régissant l’attribution, la composition, l’organisation et le fonctionnement de la HAC.

Le message est sans ambiguïté : la campagne électorale officielle pour les scrutins législatif et communal n’est pas encore ouverte. En conséquence, il est « formellement interdit » de diffuser tout message à caractère de propagande électorale avant le décret présidentiel fixant l’ouverture officielle de la campagne.

Ce que les médias ne peuvent pas faire

La HAC dresse une liste précise des pratiques prohibées durant cette période sensible. La presse écrite, les médias en ligne, l’audiovisuel et les plateformes numériques sont tous concernés. Il leur est notamment interdit de diffuser des spots publicitaires, chansons ou clips mettant en valeur un candidat ou un parti politique. Publier des publi-reportages ou des articles commandités visant à orienter le vote des électeurs est également proscrit.

L’institution pointe aussi une pratique courante : accorder un temps d’antenne préférentiel ou exclusif à un candidat potentiel, sous couvert de simple « couverture médiatique ». De même, relayer des propagandes politiques déguisées en faveur d’un projet de candidature aux élections législatives et communales constitue une violation des règles en vigueur.

Des sanctions annoncées

La HAC ne se contente pas de rappeler les règles. Elle prévient, et ce pour la seconde fois, que tout manquement aux présentes consignes exposera les contrevenants aux sanctions prévues par la réglementation en vigueur. L’autorité réaffirme par ailleurs son attachement aux principes d’équité, de neutralité et d’impartialité dans le traitement de l’actualité politique par les professionnels des médias.

« La HAC compte sur le sens de responsabilité de chacun pour garantir un processus électoral apaisé, transparent et équitable », conclut le communiqué.

La balle est désormais dans le camp des médias. À l’approche d’échéances électorales toujours sensibles en Guinée, ce rappel solennel de la HAC pose les jalons d’une compétition dont les règles du jeu, au moins sur le plan médiatique, sont clairement établies. Reste à savoir si elles seront respectées.

Laguinee.info

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