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Pâques à Conakry : « La Guinée est le bien commun que nous devons tous servir », (l’archevêque François Sylla)

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En ce dimanche de Pâques, Monseigneur François Sylla, archevêque de Conakry, a célébré la messe de la résurrection à la Paroisse Cathédrale de Kaloum. Dans une homélie axée sur la cohésion, la paix et la coexistence pacifique, le guide religieux a adressé un message fort à la nation guinéenne, appelant à un partage équitable des richesses du pays, rapporte Laguinee.info à travers un de ses journalistes.

 

La Cathédrale de Kaloum était comble en ce dimanche matin. Devant une assemblée de fidèles réunis pour célébrer la résurrection du Christ, Monseigneur François Sylla a livré une homélie à la fois spirituelle et profondément ancrée dans les réalités guinéennes.

« Sortir de nos tombeaux »

L’archevêque de Conakry a d’abord rappelé le sens profond de la fête de Pâques pour les chrétiens, fondée sur la victoire du Christ ressuscité sur la mort, les ténèbres et l’injustice.

« Nous savons comment il a connu la mort et Jésus est sorti victorieux. Sa victoire continue de nous être donnée. Nous chrétiens, nous sommes appelés à être d’autres Christ, ressuscités avec lui. Nous sommes appelés à sortir de nos tombeaux. Nous sommes appelés à nous libérer de tout ce qui nous aliène, de tout ce qui nous empêche de suivre le Christ ressuscité », a-t-il déclaré.

Il a invité les fidèles à être, comme les femmes au tombeau dans les Évangiles, des témoins porteurs « de ce message d’espérance, de vérité, d’amour, à l’humanité entière ».

« Le bonheur ne doit pas être l’apanage d’une petite partie »

C’est dans la seconde partie de son homélie que Monseigneur François Sylla a adressé un message particulièrement remarqué, alliant spiritualité et interpellation nationale.

« On ne peut pas développer un pays dans le désordre. La Guinée est le bien commun que nous devons tous servir à travers notre engagement dans la vérité, dans l’abnégation et dans la justice sur le chemin du bonheur », a-t-il affirmé avec solennité.

L’archevêque a ensuite élargi ce message à la question de l’équité et du partage : « Nous souhaitons ce bonheur-là pour tous les Guinéens, que ça ne soit pas seulement l’apanage d’une petite partie, mais que le bonheur soit pour tous, que tous nous jouissions des biens de ce pays. »

Des mots sobres, prononcés depuis l’autel, mais dont la résonance politique et sociale dans le contexte guinéen actuel n’a pas échappé aux fidèles présents.

Un message universel d’espérance

Au-delà des frontières de la Guinée, l’archevêque a également étendu son message d’espérance à tous les peuples et à toutes les nations, en particulier aux personnes opprimées et malades.

« Tous ont besoin de l’espérance, car le Christ est ressuscité, il est vraiment ressuscité et nous sommes ressuscités avec lui. Nous sommes vivants. Nous sommes appelés à être des vivants avec le Christ, vivant pour les siècles et des siècles », a-t-il conclu.

En ce jour de Pâques, depuis la Cathédrale de Kaloum, la voix de l’Église catholique de Guinée s’est ainsi élevée pour rappeler une vérité simple, mais exigeante : la résurrection appelle à la responsabilité. Celle de servir la Guinée, toute la Guinée,dans la vérité et la justice.

Ismaël Sam, pour Laguinee.info

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