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« Kassory a déclaré ses biens avant d’accéder aux charges de l’État », les avocats de l’ex-PM défient la CRIEF

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Devant la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF), les avocats de l’ancien Premier ministre Ibrahima Kassory Fofana ont plaidé la relaxe ce jeudi 2 avril 2026. Ils rejettent les accusations de détournement de deniers publics et de blanchiment de capitaux, et assurent que leur client avait déclaré son patrimoine avant d’entrer en fonction.

« Il n’y a pas d’infraction parce qu’il n’y a pas de fonds illicites préalables. » La formule, lancée par Me Dinah Sampil, résume la ligne de défense choisie pour tenter de faire tomber les charges qui pèsent sur l’ancien chef du gouvernement d’Alpha Condé.

L’audience s’est tenue devant le juge Daye Mara. À la barre de la CRIEF, les conseils de Dr Ibrahima Kassory Fofana ont contesté point par point le réquisitoire.

Me Almamy Samory Traoré a d’abord écarté l’accusation d’enrichissement illicite. Selon lui, l’ancien Premier ministre n’était pas tenu de justifier les biens acquis avant son entrée en fonction. Pourtant, a-t-il souligné, « il a déclaré ses biens avant d’accéder aux charges de l’État ». Une déclaration qui, pour la défense, démontre la bonne foi de son client.

Le dossier du projet MAMRI était au cœur des débats. La partie civile évoquait des sorties de fonds suspectes, dont 15 milliards de francs guinéens. Me Traoré a balayé ces allégations : « Ibrahima Kassory Fofana n’a jamais signé un acte d’engagement au compte de la MAMRI. La partie civile n’a apporté aucune preuve de la sortie des fonds évoqués, notamment les 15 milliards. Les 13 milliards ne sont pas sortis des comptes de la MAMRI. »

Son confrère, Me Dinah Sampil, s’est attaqué à l’accusation de blanchiment de capitaux. Il a rappelé la définition légale de cette infraction : « elle suppose l’existence préalable de fonds illicites, généralement issus d’activités criminelles telles que le grand banditisme ou le trafic de drogue. » Rien de tel, selon lui, dans le dossier de l’ancien Premier ministre.

À l’issue des plaidoiries, le juge a renvoyé l’affaire au 30 avril 2026. Ce jour-là, le tribunal rendra son verdict.

D’ici là, les avocats de Kassory Fofana espèrent que leur argumentation  fondée sur la déclaration préalable des biens et l’absence de preuves de sorties de fonds , emportera la conviction des juges. La décision du 30 avril dira si la CRIEF suit ou non cette ligne de défense.

 

Ismaël Sam, pour Laguinee.info 

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