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Ramadan : au marché de Km 36, la viande se fait rare et les prix s’envolent

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À mesure que la fête de Ramadan approche, la pression monte au marché de Km 36. Dès les premières heures de la matinée, une foule compacte se forme autour des étals de viande. Chacun veut s’approvisionner à temps. Mais sur place, une réalité s’impose brutalement : la viande manque, et quand elle est disponible, elle coûte cher.

Dans les allées du marché, l’ambiance est tendue. Les clients s’impatientent, les vendeurs s’expliquent. Certains étals restent vides pendant de longues heures. C’est le cas de Mamadou Lamarana, vendeur de viande, trouvé entouré de clients, mais sans marchandise au moment de notre passage. Il ne sera livré que plus tard, avec une quantité limitée.

« Il n’y a pas de viande. Depuis 5 heures, je suis là, j’ai lancé la commande mais c’est maintenant que je viens de recevoir », confie-t-il.

Finalement, deux sacs de viande arrivent. Une livraison insuffisante face à la demande. Le kilogramme est proposé à 80 000 francs guinéens.

Du côté des acheteurs, la frustration est palpable. Beaucoup repartent avec moins que prévu. D’autres acceptent de payer plus cher, faute d’alternative. M. Bangoura, rencontré sur place, raconte son parcours du combattant pour obtenir quelques kilos.

« Ici, difficilement, j’ai pu avoir 2 kilos. Je l’ai acheté à 75 000 francs le kilo. Mais il y a assez de clients et la viande manque un peu. C’est très cher aussi », explique-t-il.

Sur le terrain, les prix oscillent entre 75 000 et 80 000 francs guinéens le kilogramme, selon les points de vente. Une variation qui ne rassure pas les consommateurs. Car au-delà des chiffres, c’est bien la rareté du produit qui alimente les inquiétudes.

À Km 36, le constat est clair : l’offre ne suit pas. Et dans ce déséquilibre, les familles se retrouvent contraintes de revoir leurs achats à la baisse ou d’accepter des dépenses plus élevées.

À quelques heures de la fête, le marché donne le ton. Entre pénurie et flambée des prix, la viande, pourtant incontournable du Ramadan, devient un produit difficile d’accès pour de nombreux ménages.

IAC, pour Laguinee.info

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