Un symposium empreint de tristesse s’est tenu ce mercredi 18 mars 2026 à la Cour d’appel de Conakry, en hommage à Maître Saran Dioumessy, décédée la veille des suites de complications survenues lors de son accouchement.
Entre silence, regards graves et gestes de recueillement, la douleur était visible sur les visages réunis autour de la mémoire de l’avocate disparue.
Le Garde des Sceaux, ministre de la Justice et des Droits de l’Homme, Ibrahima Sory II Tounkara, a présidé cette cérémonie organisée au sein de la Cour d’appel de Conakry. Autour de lui, la famille biologique de la défunte et l’ensemble de la famille judiciaire guinéenne ont répondu présents pour un dernier hommage.

Dès les premières heures de la cérémonie, l’émotion s’est imposée. Sur l’esplanade de la juridiction, plusieurs avocats en robe noire, visiblement marqués, ont accompagné le cercueil recouvert des couleurs nationales. Certains portaient, dans leurs mains, des portraits encadrés de Maître Saran Dioumessy, rappelant son visage et son identité : « Mme Diallo Saran Dioumessy, 12 mai 1985 – 17 mars 2026 ». Les regards étaient graves, les gestes mesurés, traduisant la profondeur du choc.
À proximité, d’autres images montrent des responsables et membres de la famille judiciaire rassemblés autour du cercueil, dans une attitude de recueillement. Debout, silencieux, ils observent la dépouille, matérialisant un moment suspendu, marqué par la solennité et la douleur collective.
Le moment du port du cercueil a également illustré l’unité de la profession face à cette perte. Des avocats, toujours en tenue, ont transporté le cercueil sous le regard de leurs confrères, dans une procession lente, entourée d’une foule dense. La scène, sobre mais chargée d’émotion, témoigne de l’hommage rendu à celle qui était l’une des leurs.

Décédée la veille, Maître Saran Dioumessy a succombé à des complications survenues lors de la mise au monde de son septième enfant. Une disparition qui a profondément bouleversé ses collègues et l’ensemble du corps judiciaire.
Au nom du ministère de la Justice, le conseiller chargé des questions institutionnelles, N’famara Camara, a présenté les condoléances du département à la famille éplorée ainsi qu’à l’Ordre des avocats de Guinée.
Plusieurs institutions judiciaires ont pris la parole au cours de la cérémonie. L’Association des Magistrats de Guinée (AMG) a exprimé sa « profonde tristesse », soulignant que le décès de l’avocate est survenu « dans des circonstances particulièrement éprouvantes ».
Le barreau de Guinée, durement affecté, a rendu hommage à la défunte à travers une oraison funèbre, avant de présenter ses condoléances à sa famille. L’Association des Greffiers de Guinée a, pour sa part, salué la mémoire « d’une femme exceptionnelle, une avocate de talent, une mère, une épouse et une amie ».
Dans le même esprit, la Chambre nationale des huissiers de Guinée a évoqué « une avocate talentueuse, profondément attachée aux valeurs humaines ».
Il a également été rappelé que Maître Saran Dioumessy siégeait au sein de la Fédération guinéenne de football en qualité de membre de la commission d’éthique.
À travers ces témoignages unanimes, l’ensemble des intervenants a exprimé ses condoléances au Garde des Sceaux, au barreau de Guinée et, surtout, à la famille biologique de la défunte.
Dans la cour de la juridiction, entre portraits levés et cercueil porté par ses pairs, l’image laissée par cette cérémonie reste celle d’une profession unie dans le deuil, rendant un dernier hommage à une avocate dont l’absence se fait déjà sentir.
Laguinee.info







