À l’approche de la fête marquant la fin du Ramadan, le grand marché de Kindia connaît une forte affluence. Mais derrière cette animation, commerçants et clients font face à une difficulté persistante : le manque de liquidités, qui freine les transactions.
Les allées sont bondées, les étals bien garnis, et l’ambiance rappelle les grandes périodes de fête. À Kindia, les préparatifs de l’Aïd El-Fitr battent leur plein. Vêtements neufs, chaussures, accessoires et produits alimentaires sont exposés en abondance dans les différents marchés de la ville.

Malgré cette effervescence visible, les commerçants peinent à écouler leurs marchandises. Les clients sont présents, parfois nombreux, mais les achats ne suivent pas. La raison évoquée est récurrente : l’absence d’argent liquide.
« Les clients viennent, ils demandent les prix, mais repartent sans rien acheter. Ils n’ont pas de cash », témoigne un vendeur de vêtements, visiblement préoccupé par la situation. Une réalité qui crée un contraste marqué entre la forte fréquentation du marché et le faible niveau des ventes.
Au-delà des paiements directs, les alternatives numériques ne compensent pas les difficultés. Dans plusieurs points de service, notamment les agences de transfert d’argent, les retraits sont devenus compliqués. Certains usagers évoquent même une impossibilité d’accéder à leurs fonds en espèces, ce qui complique davantage les préparatifs de la fête.
Cette situation affecte à la fois les commerçants, qui espéraient réaliser de bonnes ventes, et les clients, contraints de limiter leurs achats malgré leurs besoins. L’activité économique tourne ainsi au ralenti, en dépit d’un contexte habituellement favorable.
À Kindia, la ferveur de l’Aïd se maintient dans les rues et les marchés. Mais elle se heurte à une contrainte économique tangible, qui pèse sur les échanges et redéfinit les habitudes de consommation en cette période de fête.
De Kindia, Joël Francis Kolié, pour Laguinee.info







