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Face à la crise de liquidité, Doumbouya impose la bancarisation et prépare une nouvelle coupure de 50 000 GNF

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En réponse aux tensions persistantes de liquidité dans le secteur financier, le président Mamadi Doumbouya a annoncé, le 17 mars 2026, une série de mesures jugées structurantes. Bancarisation accélérée, paiements obligatoires par virement et projet d’introduction d’une nouvelle coupure : le ton se durcit pour encadrer les flux financiers.

Le signal est clair. Le chef de l’État entend reprendre la main sur un système bancaire sous pression.

En visite inopinée à la Primature, alors que le Premier ministre présidait le conseil interministériel ordinaire, Mamadi Doumbouya a dévoilé une série d’instructions fermes visant à réorganiser en profondeur les circuits financiers. Selon des informations rapportées par Guinee114.com, ces décisions interviennent dans un contexte marqué par des difficultés d’accès à la liquidité.

Première mesure : la bancarisation totale des agents de l’État. Les administrations qui n’ont pas encore achevé ce processus sont sommées de s’y conformer dans un délai maximum de trois mois. Une injonction directe, destinée à réduire la circulation du numéraire et à formaliser les transactions.

Dans le même élan, les importateurs sont désormais contraints d’effectuer leurs paiements exclusivement par virement bancaire. Aucun autre circuit ne sera accepté. Pour franchir le cordon douanier, ils devront apporter la preuve que leurs marchandises ont été réglées par voie bancaire, une exigence qui vise à renforcer la traçabilité des opérations commerciales.

Autre décision majeure : la Banque centrale de la République de Guinée (BCRG) pourrait introduire une nouvelle coupure de 50 000 francs guinéens. Parallèlement, un moratoire de deux mois serait accordé aux détenteurs de billets de 5 000 et 10 000 francs guinéens pour les échanger auprès des établissements bancaires.

Le chef de l’État s’est également penché sur les difficultés rencontrées par les opérateurs économiques. Il a instruit la fin des tracasseries administratives, en demandant notamment que des structures comme la Cellule nationale de traitement des informations financières (CENTIF) et l’Office de répression des délits économiques et financiers (ORDEF) n’entravent plus leurs activités.

Ces mesures, présentées comme une réponse directe aux tensions actuelles, traduisent une volonté d’encadrer davantage les flux financiers et de renforcer les mécanismes de contrôle.

D’autres précisions sont attendues dans les prochains jours sur les modalités d’application de ces décisions.

 

Laguinee.info

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