À Monrovia, le sommet de la Commission électorale nationale vacille, mais ne s’effondre pas. « Le président Joseph Nyuma Boakai Sr. a officiellement pris acte de la démission de l’honorable Davidetta Browne Lansanah », indique un communiqué de l’Executive Mansion. Mais dans le même mouvement, le chef de l’État verrouille la continuité de l’institution jusqu’au 31 mars 2026.
Après plus de douze années passées au cœur de l’appareil électoral libérien, dont plusieurs à sa tête, la désormais ex-présidente de la NEC évoque un choix mûri. « Sa décision fait suite à des consultations avec sa famille et à son souhait de prendre du recul », précise le communiqué. Elle rappelle également avoir servi « d’abord en tant que commissaire, puis en tant que présidente », tout en exprimant « sa gratitude pour l’opportunité de servir la République ».
Mais à l’Executive Mansion, pas question de laisser un vide. « Tout en acceptant sa démission, le président a demandé à Mme Browne Lansanah de continuer à superviser, gérer et coordonner les activités de la Commission jusqu’au 31 mars 2026 », souligne le texte officiel. Objectif : assurer « une transition fluide et ordonnée ».
Dans ce contexte, Joseph Boakai met en avant le bilan de la responsable sortante. Il « a salué le dévouement et le service exemplaire » de Davidetta Browne Lansanah, estimant que « son mandat a largement contribué au renforcement du cadre électoral du Liberia ». Le communiqué insiste aussi sur « le rôle déterminant de son leadership dans l’amélioration de la crédibilité, de la stabilité et de l’intégrité institutionnelle des processus démocratiques ».
En parallèle, la succession est déjà enclenchée. Le président « a indiqué qu’il engagera, conformément à la Constitution et aux dispositions légales en vigueur, le processus de nomination de son successeur ».
La sortie est actée, mais le départ est différé. Au sommet de l’organe électoral libérien, la transition ne se subit pas : elle se contrôle, ligne par ligne, jusqu’au dernier jour de mars.
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