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Frontière Guinée–Libéria : Monrovia ordonne le retrait du drapeau, la tension baisse à Kiéssènèye

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La tension observée ces derniers jours à la frontière entre la Guinée et le Libéria, dans la zone de Kiéssènèye, semble progressivement retomber. Selon des informations relayées par nos confrères de Ledjely, les autorités libériennes ont finalement ordonné le retrait du drapeau national qui avait été installé aux abords du fleuve Makona, un geste qui avait suscité une vive polémique entre les deux pays.

L’installation de cet emblème dans une zone frontalière déjà sensible avait provoqué une forte inquiétude parmi les populations riveraines. Dans un contexte marqué par l’exploitation de sable dans la zone, plusieurs habitants avaient interprété ce geste comme une tentative de revendication territoriale.

La situation avait rapidement fait monter la tension entre communautés vivant de part et d’autre de la frontière. Le climat de crispation avait également perturbé les échanges commerciaux transfrontaliers, particulièrement actifs dans cette région.

Selon des sources locales contactées par le correspondant basé dans la préfecture, les autorités libériennes ont finalement décidé de faire marche arrière.

« C’est depuis hier jeudi que les autorités libériennes ont ordonné à leurs militaires de retirer leur drapeau. L’ordre a été exécuté. Le mât a été démoli. Pour l’instant, le calme est revenu et nos militaires restent postés là comme d’habitude », a confié une autorité locale.

Sur le terrain, la situation semble désormais s’apaiser, même si la présence des forces de sécurité reste maintenue de part et d’autre de la frontière afin de prévenir toute nouvelle montée de tension.

Dans un communiqué publié le 12 mars 2026, le gouvernement du Libéria a d’ailleurs assuré que des efforts diplomatiques étaient en cours pour résoudre les tensions à la frontière entre les deux pays. Monrovia indique que ces démarches s’inscrivent dans un cadre à la fois bilatéral et multilatéral, impliquant notamment l’Union du fleuve Mano (MRU) ainsi que la Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO).

Le gouvernement libérien annonce également l’envoi imminent d’une délégation de haut niveau en Guinée, dans les 24 heures, afin de poursuivre le dialogue engagé récemment entre les deux pays au sujet de la situation frontalière.

Selon le communiqué signé par le ministre libérien de l’Information, Jerolinmek Matthew Piah, le Conseil national de sécurité du Libéria, placé sous l’autorité du président Joseph Nyuma Boakai, suit de près l’évolution de la situation. Le dossier a d’ailleurs fait l’objet d’un briefing devant les deux chambres du Parlement libérien.

Les autorités libériennes indiquent par ailleurs qu’une enquête est en cours sur un incident survenu le 11 mars 2026 à la frontière, au cours duquel un citoyen libérien a été blessé par balle. Selon Monrovia, la victime se trouve dans un état stable et les circonstances de la fusillade font actuellement l’objet d’investigations menées par les forces de sécurité conjointes des deux pays.

Le gouvernement libérien appelle enfin les populations vivant dans les zones frontalières, notamment dans le comté de Lofa, à rester calmes et à coopérer avec les forces de sécurité afin d’éviter toute escalade.

Dans ce contexte sensible, la CEDEAO a également invité la Guinée et ses voisins à privilégier la voie diplomatique pour régler leurs différends frontaliers. Une mission de l’organisation régionale est attendue prochainement à Conakry afin d’évaluer la situation et encourager le dialogue entre les deux États.

Laguinee.info 

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