La décision des autorités guinéennes de dissoudre quarante partis politiques continue de susciter des réactions au-delà des frontières du pays. L’Union européenne (UE) a exprimé sa préoccupation face à cette mesure annoncée à quelques semaines des élections législatives et communales prévues en Guinée.
Dans une déclaration relayée par Anouar El Anouni, porte-parole de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, Bruxelles indique suivre la situation avec attention.
« L’UE déplore la dissolution de 40 partis politiques avant les élections législatives et communales », souligne la déclaration.
Un appel direct au respect du pluralisme
Au-delà de la réaction diplomatique, l’Union européenne rappelle que le pluralisme politique constitue un principe central de tout processus électoral crédible.
« L’UE appelle au respect du pluralisme politique et à la création de conditions pour des élections ouvertes, transparentes et inclusives », précise la même source.
Ce message intervient alors que la Guinée s’engage dans une séquence électorale annoncée comme déterminante pour l’avenir institutionnel du pays.
L’enjeu de la crédibilité des élections
Pour Bruxelles, la question ne se limite pas à la dissolution de partis politiques. Elle renvoie plus largement aux conditions dans lesquelles seront organisés les prochains scrutins.
L’Union européenne insiste ainsi sur la nécessité de garantir un environnement politique permettant la participation de toutes les sensibilités politiques afin de renforcer la crédibilité du processus électoral.
Dans sa déclaration, l’organisation estime que la création d’un cadre électoral « ouvert, transparent et inclusif » constitue une étape essentielle pour « rétablir l’ordre constitutionnel » en Guinée.
Cette prise de position place désormais la décision de dissolution des partis politiques sous l’attention de la communauté internationale, alors que le pays s’approche d’échéances électorales majeures.
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