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Guinée : le Parlement citoyen de l’engagement civique dénonce un climat d’enlèvements et d’arbitraire après la libération de proches de Tibou Kamara

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Le Parlement Citoyen de l’Engagement Civique a réagi à la libération de Hadja Asmaou Diallo, mère de l’ancien ministre Tibou Kamara, et de Hadja Binta Kamara, sa sœur, enlevées le 3 mars 2026 à Dinguiraye par des hommes armés et encagoulés.

Dans un communiqué publié le 9 mars 2026 à Conakry, l’organisation dit « prendre acte » de leur remise en liberté, tout en estimant que cet épisode met en lumière « la gravité des pratiques d’enlèvements, de disparitions forcées et d’intimidations » qui se multiplieraient dans le pays.

Une libération saluée, mais des inquiétudes persistantes

Selon le communiqué, la libération des deux femmes met fin à « une épreuve douloureuse pour leur famille ». L’organisation souligne toutefois que cet événement ne saurait occulter les préoccupations liées à la sécurité et au respect des droits fondamentaux.

Le Parlement Citoyen de l’Engagement Civique affirme que la situation actuelle est marquée par un « climat de peur, de kidnapping, d’arbitraire et d’injustice » en Guinée. Il estime que les enlèvements ciblés, les détentions arbitraires et les violations des droits fondamentaux constituent des pratiques préoccupantes.

Demande d’explications sur l’enlèvement

L’organisation exige des clarifications sur les circonstances de l’enlèvement de Hadja Asmaou Diallo et Hadja Binta Kamara. Elle appelle également à l’identification et à la poursuite des auteurs et commanditaires de cet acte.

Le communiqué interpelle les autorités sur la nécessité de faire la lumière sur cette affaire afin d’éviter que de tels incidents ne se reproduisent.

Appel à la libération d’autres personnes

Le Parlement Citoyen de l’Engagement Civique demande par ailleurs la libération immédiate et sans condition d’autres personnes présentées comme victimes d’enlèvements ou de disparitions forcées.

Parmi les personnes citées figurent notamment Foniké Menguè, Billo Bah, Marouane, Mabory, Elhadj Bambeto, les enfants d’Elie Kamano et le père de Babila, ainsi que d’autres citoyens dont l’organisation affirme qu’ils sont détenus de manière injustifiée.

Appel à la mobilisation

Dans son communiqué, l’organisation appelle les forces vives de la nation, les organisations de défense des droits humains et la communauté internationale à rester mobilisées face à ces pratiques.

Elle estime que la Guinée ne peut devenir un État où des citoyens sont enlevés pendant la nuit par des hommes encagoulés sans explication officielle.

Le Parlement Citoyen de l’Engagement Civique conclut en affirmant que la liberté, la justice et la dignité du peuple guinéen doivent être préservées, appelant à une mobilisation pour la protection de l’État de droit.

Laguinee.info 

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