La décision de dissoudre quarante partis politiques en Guinée continue d’alimenter les discussions autour de ses fondements juridiques. Face au corps diplomatique accrédité à Conakry, le ministre des Affaires étrangères, de l’Intégration africaine et des Guinéens établis à l’étranger, Dr Morissanda Kouyaté, a défendu la légalité de cette mesure présentée comme une application stricte de la législation nationale.
Selon les autorités guinéennes, cette décision fait suite à un processus d’évaluation conduit par le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD), chargé du suivi administratif des formations politiques.
« À l’issue d’un processus d’évaluation transparent, objectif et rigoureux, le ministère de l’Administration du territoire et de la décentralisation a procédé à la dissolution de 40 partis politiques ne satisfaisant pas aux exigences prévues par la législation nationale », a déclaré Dr Morissanda Kouyaté devant les diplomates.
Cette évaluation visait à vérifier la conformité des partis politiques aux dispositions légales encadrant leur existence et leur fonctionnement. Les autorités indiquent que certaines formations n’ont pas satisfait aux obligations prévues par la réglementation en vigueur.
Parmi les partis concernés figurent plusieurs formations ayant longtemps occupé une place importante dans la vie politique guinéenne, notamment le RPG Arc-en-ciel, l’Union des Forces Démocratiques de Guinée (UFDG) et l’Union des Forces Républicaines (UFR).
Dans son intervention, le chef de la diplomatie guinéenne a insisté sur le fait que la décision ne cible aucun parti en particulier, mais résulte d’un processus administratif fondé sur les textes régissant la vie politique.
Le ministre a également rappelé que cette mesure relève de la souveraineté de l’État guinéen. « Cette décision souveraine relève de l’exercice normal de l’autorité de l’État. Nous avons toutefois tenu à vous en informer par courtoisie diplomatique et par esprit de transparence », a-t-il indiqué.
Pour les autorités, la dissolution de ces partis s’inscrit dans un cadre juridique précis et participe à la réorganisation du système politique dans le contexte de la transition institutionnelle en cours dans le pays.
La mesure intervient alors que la Guinée poursuit un processus de réformes institutionnelles, marqué notamment par l’élaboration d’une nouvelle Constitution et par la volonté affichée des autorités de restructurer la vie politique conformément aux textes en vigueur.
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