La dissolution de quarante partis politiques par le ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD) continue de susciter des réactions au sein de la classe politique guinéenne. Parmi les formations concernées figure le parti Génération citoyenne (GéCi), dont la direction affirme ne pas comprendre les raisons de cette mesure.
Dans un communiqué publié au lendemain de l’annonce officielle, la formation politique dirigée par Fodé Mohamed Soumah exprime son « incompréhension totale » face à la décision du MATD. Le parti souligne notamment que la suspension administrative qui le visait auparavant avait été levée en décembre 2025, ce qui lui avait permis de reprendre normalement ses activités politiques.
Selon la GéCi, la décision de dissolution intervient alors même que le parti poursuivait ses activités après la levée de cette sanction. « À travers un arrêté du ministre de l’Administration du territoire, nous apprenons la dissolution de 40 partis politiques, dont la Génération citoyenne (GéCi). Ce qui paraît incompréhensible, pendant que nous poursuivions nos activités politiques depuis la levée de notre suspension en décembre 2025 », indique le communiqué.
La direction du parti affirme également ne pas comprendre les motifs invoqués par l’administration. L’arrêté évoquerait des « manquements » aux obligations des partis politiques, une justification que la formation dit contester.
« Ladite dissolution est motivée pour “manquement” à nos obligations. Mais lesquelles ? Depuis quand ? Sur quelles bases ? », s’interroge le président du parti dans le document rendu public.
Face à cette situation, la Génération citoyenne annonce son intention d’engager des démarches administratives et judiciaires afin de contester la décision. Le parti prévoit de se rapprocher du ministère de l’Administration du Territoire dès le début de la semaine prochaine pour demander des clarifications et solliciter sa réhabilitation.
« Nous allons nous rapprocher du MATD dès lundi et poursuivre notre réhabilitation jusqu’à la Cour suprême, selon notre code électoral », précise Fodé Mohamed Soumah dans le communiqué.
Cette réaction intervient dans un contexte marqué par une vaste restructuration du paysage politique guinéen. L’arrêté du MATD entraîne non seulement la dissolution des partis concernés, mais aussi la perte de leur personnalité morale, l’interdiction de toute activité politique en leur nom et la mise sous séquestre de leurs biens, conformément aux dispositions de la loi encadrant les partis politiques en Guinée.
Plusieurs formations politiques concernées par cette décision devraient, dans les prochains jours, se prononcer sur les voies de recours envisagées.
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