Un drame s’est produit à Baïlobaya, où un jeune homme de 28 ans a été retrouvé mort dans un puits dans la matinée du vendredi 6 mars 2026. Le drame s’est déroulé dans le secteur T10, carré 2, selon des responsables locaux joints par un journaliste de Laguinee.info.
La victime, Mamadou Yaya Barry, était revenue de l’« aventure » en Algérie en janvier 2025, après avoir tenté de rejoindre l’Europe.
Un retour difficile après l’aventure migratoire
Selon le président du conseil de quartier de Baïlobaya centre, le jeune homme était revenu dans un état de santé préoccupant.
« Il est venu de l’aventure d’Algérie, mais il est revenu malade. Ses parents l’ont soigné longtemps. On l’avait envoyé à Gaoual où il a fait cinq mois. À son retour, il n’était plus agressif. Il était très calme », a expliqué Ousmane Gack.
D’après lui, la famille avait entrepris plusieurs démarches pour lui apporter des soins, après les épreuves traversées lors de son parcours migratoire.
Une découverte tragique faite par sa mère
Le corps du jeune homme a été découvert par sa mère au petit matin.
« Ce matin, sa mère a ouvert la porte. Elle a vu ses chaussures devant le puits. Elle a vu le puits ouvert. Elle s’est mise à chercher le jeune. Elle est allée derrière la maison, dans les toilettes. Elle a trouvé que le jeune n’était pas là-bas. Finalement, ils l’ont trouvé dans le puits. Les voisins m’ont appelé, je suis venu. J’ai appelé les agents des sapeurs-pompiers et les officiers de la police », a raconté Ousmane Gack.
Alertés, les services de secours et les forces de sécurité se sont rendus sur place pour les constats d’usage.
Une autopsie annoncée
Selon les informations recueillies, un médecin légiste a été sollicité afin de procéder à l’autopsie du corps, dans le but de déterminer avec précision les circonstances du décès.
Un appel aux jeunes tentés par l’immigration
Face à ce drame, le président du conseil de quartier a lancé un message à l’endroit des jeunes attirés par l’immigration clandestine.
« Le message que j’ai à lancer aux jeunes qui aiment aller en immigration, c’est de comprendre que le monde aujourd’hui est planétaire. Aujourd’hui, ce qui est là, c’est ce qu’il y a ailleurs. C’est de se battre là où tu es pour faire les choses et vivre dignement », a-t-il déclaré.
Ce nouveau drame, qui plonge la famille et les habitants de Baïlobaya dans la consternation, relance une fois encore la question des conséquences humaines et psychologiques de l’immigration clandestine, souvent marquée par des épreuves dont les séquelles restent longtemps invisibles.
Ismaël Sam, pour Laguinee.info







