La réaction est virulente. La coordination nationale du Front National pour la Défense de la Constitution a vivement réagi à l’enlèvement de la mère et de la sœur aînée de l’ancien ministre Tibou Kamara survenu le 3 mars 2026 dans la préfecture de Dinguiraye. Dans un communiqué publié le 5 mars à Conakry, le mouvement dit avoir appris les faits « avec indignation » et condamne ce qu’il présente comme un acte grave visant des proches d’une voix critique du régime.
Dans ce texte au ton particulièrement accusateur, l’organisation citoyenne dénonce « une folie liberticide d’un autre âge » qu’elle attribue à la junte dirigée par le chef de l’État Mamadi Doumbouya.
Le FNDC affirme également apporter son soutien à l’ancien ministre et à sa famille. « La coordination nationale du FNDC exprime son soutien et sa solidarité à Monsieur Tibou Camara et à sa famille », indique le communiqué.
Mais le mouvement va plus loin en accusant le pouvoir d’utiliser les familles des opposants comme moyen de pression politique. Selon lui, « cette barbarie du chef de la junte, qui consiste à enlever la mère pour l’opinion de son fils, les enfants pour l’opinion du père et le père pour l’opinion du fils, est une lâcheté ».
Dans le même texte, la coordination nationale du FNDC évoque « la cruauté de cette bande de narco-junte qui a pris notre pays en otage ».
Le mouvement affirme par ailleurs qu’il poursuivra son combat politique malgré ces événements. « La coordination nationale du FNDC continuera son combat au nom du peuple martyr de Guinée jusqu’à la libération de la Guinée », conclut le communiqué.
Le FNDC, mouvement issu de la contestation contre la modification constitutionnelle de 2020, ne reconnaît pas la légitimité des autorités actuelles et continue de qualifier le pouvoir en place de junte militaire.
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