La riposte se veut ferme, mais l’ampleur du phénomène interroge. Les services spécialisés de la Police nationale ont annoncé la saisie de 346 boules de cocaïne et l’arrestation de cinq personnes, dont trois femmes, à l’issue d’une opération menée par l’Office Central Anti-Drogue (OCAD).

Selon le Commissaire divisionnaire Abdoulaye Sangaré, directeur central de l’OCAD, le réseau était dans le viseur des enquêteurs depuis janvier 2026. L’exploitation d’un renseignement a permis de resserrer l’étau autour des suspects, suivis dans plusieurs quartiers de Conakry, notamment Tombolia, Cimenterie et Sonfonia. Des zones urbaines densément peuplées, désormais citées dans un dossier de trafic international de stupéfiants.

L’opération, coordonnée et étendue, a mobilisé les brigades de recherche de l’Aéroport international Ahmed Sékou Touré ainsi que le poste frontalier de Sambaïlo, dans la préfecture de Koundara. Cette collaboration a permis l’interpellation des cinq mis en cause et la saisie de la marchandise.

Lors de leurs auditions, rapporte la Direction générale de la Police nationale, les suspects auraient reconnu les faits qui leur sont reprochés, exprimant des regrets. Une reconnaissance qui ne dissipe ni la gravité des charges, ni les interrogations sur l’ampleur réelle des circuits de distribution.
Les cinq individus ont été déférés devant le tribunal de Mafanco pour l’ouverture d’une information judiciaire. Les investigations se poursuivent afin d’identifier d’éventuels complices et de remonter la chaîne d’approvisionnement.
La Police nationale affirme, pour sa part, maintenir la pression contre les réseaux criminels impliqués dans la détention, le transport et le trafic international de substances prohibées. Mais au-delà de cette opération présentée comme un succès, la récurrence des saisies rappelle que le trafic de drogue continue de prospérer, défiant les dispositifs de contrôle et exposant le pays à des risques sécuritaires et sociaux majeurs.
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