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« Mohamed Lamine Bangoura a voulu se dérober de ses fonctions d’ordonnateur principal des dépenses », Me Pépé Antoine Lamah

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La déposition Mohamed Lamine Bangoura, ancien président de la Cour constitutionnelle, s’est poursuivie ce lundi 2 mars 2026 devant la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF), lors d’une audience délocalisée au siège de la Cour des comptes.

À l’issue des débats, l’avocat de l’agent judiciaire de l’État, Me Pépé Antoine Lamah, a fait part de son appréciation des réponses fournies par l’ancien président de l’institution, a appris Laguinee.info à travers un de ses journalistes.

« J’avoue que les réponses données à mes questions par Dr Mohamed Lamine Bangoura, ex-président de la défunte Cour constitutionnelle, confortent davantage l’accusation. J’ai posé des questions sur les chefs d’infraction poursuivis, sur le détournement de deniers publics », a-t-il déclaré à l’issue de l’audience.

Poursuivant, l’avocat a ajouté : « Dr Mohamed Lamine Bangoura a voulu se dérober de ses fonctions d’ordonnateur principal des dépenses de la défunte Cour constitutionnelle. »

Au cours de l’audience, les avocats de l’agent judiciaire de l’État ont soulevé les dispositions de la loi organique portant organisation et fonctionnement de l’ex-Cour constitutionnelle. Selon eux, celles-ci attestent que le président de l’institution en était l’ordonnateur principal, tandis que le Directeur administratif et financier (DAF) assurait les fonctions de comptable.

Toujours selon Me Lamah, « cette déclaration a été confortée par les affirmations de ses anciens collègues conseillers de la Cour constitutionnelle, notamment Docteur Ansoumane Sacko, Ternah et plusieurs autres.»

S’agissant de l’utilisation de fonds publics alloués à l’institution dans le cadre de processus électoraux, l’avocat a également affirmé que l’ancien président « n’a pas été en mesure de donner une réponse affirmative sur l’utilisation de celles qui lui ont été versées par le Chef de l’État à l’occasion des élections. »

Il a précisé que « Mohamed Lamine Bangoura a soutenu qu’entre 3 à 5 milliards lui ont été versés à l’occasion des élections. Qu’est-ce qu’il a fait de ces fonds ? »

À ce stade des débats, plusieurs interrogations soulevées par la partie représentant l’État demeurent en examen devant la CRIEF, appelée à poursuivre l’instruction de ce dossier afin d’en établir les responsabilités éventuelles.

Ismaël Sam, pour Laguinee.info 

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