L’ancien président de la Cour constitutionnelle, Mohamed Lamine Bangoura, s’est présenté ce lundi devant la Cour de Répression des Infractions Économiques et Financières (CRIEF). L’audience a été principalement consacrée aux questions relatives à la gestion des fonds publics et aux contrats liés à l’institution qu’il présidait.
Durant l’audience, le prévenu a été interrogé sur l’utilisation des 20 milliards de francs guinéens alloués à la Cour constitutionnelle et sur le réajustement du contrat de bail du bâtiment abritant l’institution, passé de 8 à 11 milliards. Mohamed Lamine Bangoura a expliqué que ces décisions avaient été encadrées par un comité de trésorerie composé du vice-président de la Cour, de deux conseillers et du Directeur administratif et financier.
L’ancien président a également été confronté aux accusations d’enrichissement illicite. Il a déclaré percevoir un salaire de 75 millions de francs guinéens, un fonds d’accompagnement de 20 millions et des revenus provenant de ses activités d’enseignant et de consultant. Il a rejeté toute accusation de détournement, affirmant que les procédures étaient transparentes et que les décisions financières étaient validées par les instances compétentes.
L’affaire, qui implique au total quatre prévenus, a été renvoyée au 2 mars pour la suite des débats et la comparution des autres accusés, actuellement en fuite. Pour l’heure, Mohamed Lamine Bangoura reste le seul à répondre à la barre.
La CRIEF poursuit donc son enquête sur cette affaire sensible, qui suscite un intérêt particulier dans le pays en raison de l’importance des sommes en jeu et de la place de l’institution dans le système judiciaire guinéen.
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