Après quatre ans de procédures, la Chambre des appels de la Cour de répression des infractions économiques et financières (CRIEF) a rendu, ce mardi 17 février 2026, un arrêt mettant un terme aux poursuites contre l’ancien ministre de l’Enseignement pré-universitaire et de l’alphabétisation, Ibrahima Kourouma, ainsi que contre son ancien chef de division des affaires financières, Mohamed V Sankhon.
Saisie dans le cadre d’un recours contre le jugement de première instance, la juridiction d’appel a estimé que les faits de détournement de deniers publics et d’enrichissement illicite invoqués par le ministère public n’étaient pas établis.
« Les éléments constitutifs des délits reprochés sont insuffisants. Les faits invoqués ne sont pas établis au regard du droit », indique l’arrêt rendu par la Chambre des appels.
En conséquence, les deux prévenus ont été relaxés pour délits non constitués. La Cour a également ordonné la restitution des biens saisis appartenant à Ibrahima Kourouma et a rejeté l’ensemble des demandes formulées par l’État guinéen, tant sur le plan pénal que civil.
Cette décision infirme le jugement initial qui avait condamné Ibrahima Kourouma à quatre ans de prison, au paiement d’une amende de 3 milliards de francs guinéens, ainsi qu’à la confiscation de ses biens au profit de l’État. Sur l’action civile, l’ancien ministre avait été condamné à verser 5 milliards de francs guinéens à titre de dommages et intérêts.
« C’est contre cet ensemble de sanctions qu’Ibrahima Kourouma avait interjeté appel, conduisant à la réévaluation complète du dossier », rappelle la Cour.
Concernant Mohamed V Sankhon, la juridiction a confirmé sa mise hors de cause, déjà prononcée lors du jugement initial.
Cette décision met fin à quatre années de détention et de procédures judiciaires pour l’ancien ministre, et marque une étape importante dans le suivi des dossiers de détournement présumé de fonds publics en Guinée.
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