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Sommet de l’Union africaine : António Guterres appelle à une réforme urgente du système international

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En marge du sommet de l’Union africaine, tenu ce 14 février 2026 à Addis-Abeba, le Secrétaire général de l’Organisation des Nations unies (ONU), António Guterres, a appelé à un renforcement du partenariat stratégique entre les deux institutions face aux défis sécuritaires, économiques et climatiques auxquels le continent est confronté.

S’exprimant devant les chefs d’État et de gouvernement, ainsi que le président de la Commission de l’Union africaine, Mahmoud Ali Youssouf, le Secrétaire général a salué le rôle du continent dans la promotion du multilatéralisme dans un contexte international marqué par les divisions et la méfiance.

« Dans un monde en proie aux divisions et à la méfiance, l’Union africaine est un bastion du multilatéralisme », a-t-il déclaré.

Au plan institutionnel, António Guterres a insisté sur la nécessité de réformer le Conseil de sécurité des Nations unies, estimant que l’absence de représentation permanente de l’Afrique en son sein demeure « indéfendable ».

« Nous sommes en 2026, pas en 1946 », a-t-il martelé, appelant à une participation accrue du continent dans les mécanismes mondiaux de prise de décision.

Sur le plan sécuritaire, le Secrétaire général a évoqué plusieurs foyers de tension sur le continent, notamment en Soudan, au Soudan du Sud, en République démocratique du Congo, en République centrafricaine, en Libye et en Somalie. Il a notamment appelé à « cesser immédiatement les hostilités » au Soudan et à relancer les processus politiques inclusifs dans les zones de conflit.

Sur le volet économique, il a alerté sur le déficit annuel de financement des Objectifs de développement durable, estimé à 4 000 milliards de dollars pour les pays en développement.

« L’Afrique perd chaque année davantage en remboursements de la dette et en flux financiers illicites qu’elle ne reçoit d’aide », a-t-il affirmé, plaidant pour une réforme de l’architecture financière internationale et un accès plus équitable aux financements.

Concernant le climat, le Secrétaire général a mis en garde contre un dépassement probable du seuil de réchauffement de 1,5 °C.

« Alors qu’elle n’a pratiquement pas contribué à la crise, l’Afrique est confrontée à un réchauffement plus rapide que la moyenne », a-t-il souligné, appelant à un triplement des financements dédiés à l’adaptation climatique et à une transition énergétique juste.

En conclusion, António Guterres a réaffirmé l’engagement de l’ONU en faveur du continent.

« Jusqu’à la fin de mon mandat, l’Afrique sera la priorité numéro un de l’ONU dans toutes ses activités », a-t-il assuré, promettant la poursuite du partenariat stratégique entre l’organisation onusienne et l’Union africaine.

Laguinee.info 

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