Six mois après son placement en détention, l’ancien Premier ministre malien Choguel Kokalla Maïga fait l’objet d’un communiqué publié le 14 février 2026 à Bamako par son équipe de communication, à l’occasion de « six (06) mois de détention plus 08 jours de garde à vue ».
Le document invite à « marquer un temps d’arrêt, non pour alimenter la polémique », mais pour saluer « une posture rare dans l’histoire politique récente » du pays. Selon ses auteurs, cette période de privation de liberté « n’a ni entamé la dignité de l’homme ni affaibli la force du symbole ».
Dans un contexte de fortes tensions politiques et sociales, le communiqué affirme que « la manière de traverser l’épreuve en dit souvent plus que les discours tenus dans le confort du pouvoir », estimant qu’en détention, Choguel Kokalla Maïga « continue d’enseigner » que « le combat politique peut se mener sans renoncer à l’essentiel ».
Présenté comme « la reconnaissance d’une attitude » et non « un plaidoyer judiciaire », le texte souligne que l’ancien chef du gouvernement « incarne aujourd’hui, au-delà de sa personne, une certaine idée du Mali », notamment par son attachement « à la souveraineté nationale, à la cohésion sociale et à l’honneur de l’État ».
Alors que le pays fait face à des défis « sécuritaires, économiques et institutionnels », le communiqué appelle les citoyens « à tenir bon, à ne pas céder au découragement, ni aux manipulations, ni aux discours de haine », tout en les invitant à « persévérer dans la voie (…) de la défense de la souveraineté nationale ».
Plus loin, les rédacteurs affirment que « quelles que soient les épreuves individuelles, pour Choguel, le Mali passe avant le sort de chacun », rappelant une formule attribuée à l’ancien Premier ministre : « Le Mali d’abord. Le Mali toujours. »
Enfin, le texte précise que, « même après 06 mois de détention, sans être présenté à un juge », Choguel Kokalla Maïga « continue de croire en la Justice de son pays, et que justice lui sera rendue ».
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