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Conakry : le CJEG lance sa rentrée officielle et ouvre le débat sur l’intelligence artificielle

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Le Cercle des Jeunes Élites de Guinée (CJEG) a officiellement effectué sa rentrée ce samedi à Université Générale Lansana Conté de Sonfonia, à Conakry. La cérémonie a réuni membres de l’organisation, personnalités publiques, enseignants-chercheurs ainsi que de nombreux étudiants, marquant une étape dans le développement de cette ONG créée en novembre 2023, rapporte Laguinee.info à travers un de ses journalistes.

Placée sous le signe de la mobilisation et du partage de connaissances, cette rencontre a également servi de cadre d’échanges entre l’organisation et plusieurs partenaires institutionnels. Le président du CJEG, Mohamed Lamine Kanté, juriste de profession, a souligné l’importance stratégique de cette rentrée dans le renforcement des relations avec les partenaires techniques et financiers.

« Cette rentrée solennelle, en réalité, était une occasion pour nous de rentrer en contact avec les partenaires techniques et financiers, mais aussi avec les personnalités publiques qui nous accompagnent sans cesse dans la réalisation de nos activités », a-t-il indiqué.

Créé le 16 novembre 2023, le CJEG entend promouvoir le mérite et l’excellence, tout en menant des actions sociales au profit des communautés. Cette rentrée officielle traduit ainsi la volonté de l’organisation de consolider son positionnement dans le paysage associatif guinéen.

Un panel consacré à l’intelligence artificielle

La cérémonie a été marquée par l’organisation d’un panel autour du thème : « Intelligence artificielle dans le monde professionnel : levier de performance ou menace pour les emplois existants ? ».

Les échanges ont été animés notamment par Djibril Magassouba, magistrat à la Cour des comptes, écrivain et enseignant-chercheur, ainsi que Mamy Diaby. Les discussions ont permis aux participants d’explorer les enjeux liés à l’essor de l’intelligence artificielle dans les administrations publiques et les entreprises.

Selon Djibril Magassouba, l’intelligence artificielle constitue un levier de modernisation de l’administration publique. « L’intelligence artificielle nous permettra de passer d’une administration de papiers à une administration de données », a-t-il affirmé, évoquant notamment l’automatisation de la gestion des carrières des fonctionnaires, des actes d’état civil ou encore la détection de fonctionnaires fictifs.

Toutefois, il a également attiré l’attention sur les risques liés à l’adoption massive de ces technologies, notamment en matière d’emploi. « Il y a une étude récente qui démontre qu’il y a 300 millions de postes ou de tâches qui sont menacés à travers le monde », a-t-il déclaré.

En l’absence de statistiques spécifiques à la Guinée, il estime néanmoins que les métiers impliquant des tâches répétitives pourraient être les plus exposés à l’automatisation, notamment dans les domaines de l’assistanat administratif, de la gestion documentaire ou de la planification.

À travers cette rentrée et l’organisation de ce panel, le CJEG affiche son ambition de contribuer aux réflexions sur les transformations technologiques et leurs impacts sur la jeunesse et l’administration publique en Guinée.

IAC, pour Laguinee.info 

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