À l’Université Julius Nyerere de Kankan, un nouveau règlement oblige désormais les étudiants à être évalués après chaque module, une mesure jusque-là non appliquée par le conseil universitaire. Cette réforme vise à renforcer la qualité de la formation et à améliorer le niveau académique des étudiants.
Pour Idrissa Kamara, étudiant en sociologie, cette initiative est positive.
« Quand on parle des examens finaux, du contexte général c’est bien, parce que non seulement ça permet aux étudiants d’être plus performants, ça permet aux étudiants aussi d’aller fouiller les bibliothèques, d’aller fouiller dans les livres et bien assimiler leurs cours… Ça va me permettre d’aller fouiller encore de plus, améliorer mes capacités et d’affronter ces examens philo avec brio. »
Sidia Diabaté partage cet avis et estime que la réforme valorise l’excellence et le mérite au sein du campus.
« C’est une très bonne chose parce que de nos jours, il y a de ces étudiants qui ne sont pas ponctuels et qui viennent profiter de ce que les autres ont révisé. Si l’université a pris cette disposition, c’est pour mettre en valeur et promouvoir l’excellence. »
Naïma Loua, également étudiant, voit dans cette mesure une opportunité d’amélioration continue des connaissances.
« C’est une bonne chose qui va nous pousser à nous former parce qu’ils veulent connaître nos niveaux par rapport aux différents modules. Pour déceler certaines difficultés, c’est bon de les faire. Parce que ça va nous pousser à réviser de plus, à améliorer nos connaissances.»
Konso Mansaré, enseignant, insiste pour sa part sur l’adaptation des étudiants à cette nouvelle méthode.
« Il y a des étudiants qui n’aiment pas réviser, ils sont là juste pour des notes. Donc si tu ne veux pas réviser, tu peux toujours avoir des notes facilement et ça ce n’est pas logique. Donc une fois qu’on ne révise pas, on a tendance à frauder, avoir de mauvaises notes, donc ce n’est pas normal. »
Cependant, certains étudiants expriment des réserves. Alia Camara estime que ces évaluations ont été imposées trop rapidement et que les étudiants ne sont pas toujours préparés.
« Avec la précipitation dont ces compositions ont été initiées puis imposées sur nous, nous ne sommes pas prêts. Parce que c’est comme quelque chose qui est tombé sur nous et nous ne sommes pas à notre meilleur niveau par rapport aux révisions. Ça nous gêne un peu mais nous sommes obligés de nous conformer.»
Cette réforme s’inscrit dans une tendance déjà observée dans plusieurs universités et institutions d’enseignement supérieur du pays, où l’évaluation continue est appliquée depuis plusieurs années afin d’encourager l’excellence académique et la rigueur dans les apprentissages.
De Kankan, Mohamed Lamine Yansané, pour Laguinee.info







