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Inondations au Maroc : plus de 150 000 personnes ont été évacuées ces derniers jours dans les provinces du nord

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Les intempéries qui frappent plusieurs régions d’Afrique du Nord et d’Europe du Sud ont placé le Maroc au cœur de l’actualité climatique. Selon africanews.com, plus de 150 000 personnes ont été évacuées ces derniers jours dans les provinces du nord du royaume, après des pluies diluviennes ayant provoqué des inondations d’ampleur.

Dans la région de Kénitra, située à environ 50 kilomètres au nord de Rabat, les autorités ont mis en place un important dispositif d’urgence. Un vaste campement de tentes bleues y a été installé pour accueillir près de 40 000 sinistrés contraints d’abandonner leurs habitations. Parmi eux, des familles entières, dont Selami et ses enfants, déplacées dans la précipitation face à la montée rapide des eaux.

« Nous avons très peur, surtout pour nos enfants. Les autorités nous ont informés via les haut-parleurs de la mosquée. Et nous sommes partis », témoigne Kasia El Selami, évacuée de la zone d’Ouled Ameur.

Sur place, les déplacés vivent dans des conditions provisoires, dépendant de l’assistance humanitaire en attendant une amélioration de la situation. La protection civile a procédé à la distribution de matelas, de vêtements chauds et de denrées alimentaires. Des soins médicaux ont également été assurés, tout comme des interventions vétérinaires pour le bétail, essentiel aux moyens de subsistance de nombreuses familles.

Malgré une légère baisse du niveau de l’eau dans certaines zones, l’incertitude persiste.
« Nous avons peur de rentrer, nous craignons que l’eau ne revienne. Le niveau a un peu baissé, mais il reste élevé. Notre fils aîné est toujours là-bas et nous dit par téléphone que l’eau continue de monter », explique Ali El Aouni, lui aussi évacué.

Les opérations de secours ont mis en lumière la gravité de la situation. Dans plusieurs localités, des habitants ont été surpris par la montée brutale des eaux, certains se retrouvant bloqués sur les toits de leurs maisons. Des enfants et des personnes âgées ont été secourus à l’aide de petites embarcations, tandis que d’autres ont été évacués par hélicoptère, les routes et les terres agricoles étant devenues impraticables.

Le bilan humain reste lourd. Les autorités marocaines font état de quatre morts, dont un enfant de deux ans, tandis qu’une personne demeurait portée disparue dimanche.
« Conformément aux instructions de Sa Majesté le Roi Mohammed VI, que Dieu l’assiste et le protège, une évacuation progressive des familles touchées dans les douars et les communautés a été effectuée, touchant au total 38 738 personnes, soit 7 847 familles », a indiqué Adil Al-Khatabi, chef du département des affaires économiques et de la coordination de la province de Kénitra.

Au-delà du Maroc, ces événements s’inscrivent dans une dynamique régionale préoccupante. En décembre dernier, 37 personnes avaient déjà trouvé la mort à Safi lors d’inondations soudaines, la catastrophe météorologique la plus meurtrière dans le pays depuis dix ans. Plus récemment, des pluies intenses ont causé la mort de deux personnes en Algérie, dont un enfant. En Tunisie, au moins cinq décès ont été enregistrés après les précipitations les plus importantes depuis plus de 70 ans. L’Europe du Sud n’est pas épargnée : le Portugal et l’Espagne ont également subi, ces derniers jours, de violentes tempêtes accompagnées de pluies torrentielles.

Ces épisodes successifs rappellent la vulnérabilité croissante de plusieurs régions face aux phénomènes climatiques extrêmes et posent avec acuité la question de la prévention, de l’adaptation et de la gestion des risques liés aux catastrophes naturelles.

Laguinee.info 

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