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Gouvernance économique : Doumbouya reprend la main sur les arrêtés conjoints

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Le président de la République, Mamadi Doumbouya, a décidé de resserrer le contrôle au sommet de l’État. À l’issue d’une rencontre avec les opérateurs économiques, vendredi, il a tranché : désormais, aucun arrêté conjoint ne sera signé sans son aval personnel. Une mesure présentée comme une réponse directe aux inquiétudes exprimées par le secteur privé.

Cette annonce intervient dans un contexte de critiques récurrentes sur la multiplication des arrêtés conjoints, souvent perçus comme des freins à la lisibilité des règles économiques et à la compétitivité des entreprises. En se plaçant comme ultime filtre décisionnel, le chef de l’État entend mettre fin à ce que les acteurs économiques qualifient de dispersion normative.

Selon la Présidence, l’objectif affiché est double : restaurer la cohérence de l’action publique et renforcer la gouvernance économique. Le message est clair : les décisions impactant le secteur privé devront désormais passer par un arbitrage présidentiel, censé limiter les contradictions entre départements ministériels.

Lors de cette rencontre, les opérateurs économiques ont plaidé pour un cadre de concertation plus stable, des orientations claires et un environnement réglementaire prévisible. Mamadi Doumbouya a, pour sa part, réaffirmé la volonté des autorités de bâtir un climat des affaires fondé sur la confiance et la responsabilité partagée entre l’État et le privé.

À l’approche du Ramadan et du carême chrétien, le président a également appelé les acteurs économiques à consentir des efforts sur les prix des produits de première nécessité. Il a rappelé les mesures déjà engagées pour fluidifier le marché, notamment la suppression des surestaries jusqu’au 31 mars 2026 et l’ouverture du Port autonome de Conakry en continu.

Sur le fond, le chef de l’État a insisté sur une orientation qu’il qualifie de stratégique : produire en Guinée et consommer guinéen. Une ligne présentée comme une réponse structurelle à la dépendance aux importations et à la fragilité de l’économie nationale.

Si la décision de soumettre les arrêtés conjoints à l’aval présidentiel est saluée par certains opérateurs comme un geste d’assainissement, elle marque surtout une recentralisation assumée de la décision économique. Reste à savoir si ce verrou institutionnel apportera plus de clarté et de rapidité, ou s’il alourdira davantage la chaîne décisionnelle.

Laguinee.info 

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