Reconduit à la tête du ministère de l’Administration du Territoire et de la Décentralisation (MATD), le général Ibrahima Kalil Condé a prononcé, ce mercredi, son discours de prise de fonction. Devant les membres du gouvernement, les responsables administratifs et des acteurs territoriaux, il a tracé les grandes lignes de son action, centrées sur le renforcement de l’administration territoriale, la préparation des prochaines élections et l’approfondissement de la décentralisation.
Dès l’entame, le ministre a exprimé sa gratitude au président de la République, Mamadi Doumbouya, pour la confiance renouvelée. Une reconduction qu’il a présentée comme une responsabilité accrue vis-à-vis de l’État et des citoyens. Il a également remercié le Premier ministre, Amadou Oury Bah, ainsi que sa famille, pour leur soutien.
Dans son intervention, le général Ibrahima Kalil Condé a rappelé le rôle central du MATD dans l’architecture institutionnelle du pays. Selon lui, l’administration territoriale constitue le socle de l’État, garant de l’ordre républicain et de la cohésion nationale. « Lorsque l’administration territoriale fonctionne, l’État tient debout », a-t-il affirmé, soulignant l’importance stratégique de ce département ministériel.
Le ministre a ensuite décliné sa vision : bâtir une administration territoriale forte, moderne et impartiale. Il a insisté sur une administration à la fois professionnelle et proche des citoyens, capable d’assurer une présence effective de l’État sur l’ensemble du territoire. À ce titre, il a réaffirmé que « aucun village, aucun district, aucune commune » ne doit se sentir abandonné. Cette orientation s’inscrit, selon lui, dans la dynamique du programme Simandou 2040, censé bénéficier à toutes les régions du pays.
Parmi les chantiers annoncés figurent le renforcement des capacités des gouverneurs, préfets et sous-préfets, la modernisation des circonscriptions administratives, la digitalisation de l’état civil et la sécurisation administrative du territoire. Le ministre a également mis l’accent sur la nécessité d’une meilleure coordination entre les services déconcentrés de l’État et les collectivités locales.
Une part importante du discours a été consacrée aux prochaines échéances électorales. La Guinée s’apprête à organiser successivement des élections législatives, communales, régionales et sénatoriales. Sur ce point, le général Ibrahima Kalil Condé a pris l’engagement que le MATD restera un acteur « strictement républicain et impartial ». Il a évoqué la fiabilité du fichier électoral, la maîtrise de la logistique et la neutralité de l’administration comme des priorités.
Il a, à cette occasion, salué le travail des cadres du ministère, notamment ceux du Programme national de recensement administratif à vocation d’état civil (PN-RAVEC) et de la Direction générale des élections. Ces efforts, a-t-il rappelé, ont contribué à l’organisation du référendum constitutionnel et de l’élection présidentielle de 2025. Pour le ministre, la crédibilité des élections demeure une condition essentielle de la paix sociale.
S’adressant directement aux cadres du MATD, le général Condé a appelé à une mobilisation collective autour des valeurs de loyauté, d’éthique et de discipline. Il a insisté sur la rigueur et la probité dans le service public, estimant que servir l’État doit rester une fierté.
Le ministre reconduit a invité l’ensemble des acteurs à passer à l’action pour les sept prochaines années, avec pour objectifs la consolidation de l’État de droit, la réussite du processus de décentralisation et l’organisation d’élections crédibles. Un cap qu’il dit placer sous le signe exclusif de l’intérêt supérieur de la Nation.
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