L’armée nigériane a annoncé avoir libéré onze personnes enlevées lors d’une opération menée tard dans la nuit de mardi à mercredi, le long de l’autoroute Kaduna–Abuja, l’un des axes routiers les plus sensibles du pays.
Selon les forces armées, l’intervention a permis de faire échec à une tentative de groupes armés qui cherchaient à déplacer leurs captifs à travers une zone boisée, profitant de l’obscurité pour échapper à toute surveillance.
Les personnes secourues : cinq hommes, trois femmes et trois enfants, étaient retenues depuis 92 jours. Elles avaient été kidnappées en octobre dernier dans la communauté de Gada Mallam Maman, dans l’État de Kaduna.
Dans un communiqué cité par africanews.com, l’armée précise que les troupes de la base opérationnelle avancée de Doka ont repéré les ravisseurs le 26 janvier grâce à des équipements de surveillance à longue portée. Les soldats sont ensuite intervenus après avoir observé les preneurs d’otages escorter leurs victimes le long d’un sentier isolé, en pleine brousse.
Les enlèvements contre rançon constituent l’un des principaux défis sécuritaires dans le nord-ouest et le centre du Nigeria. L’autoroute Kaduna–Abuja, corridor stratégique reliant une partie du nord du pays à la capitale fédérale, est régulièrement ciblée par des groupes armés.
La situation sécuritaire nigériane fait également l’objet d’une attention internationale. Le président américain Donald Trump a récemment évoqué la question, allant jusqu’à ordonner une frappe aérienne le jour de Noël pour dénoncer ce qu’il qualifie de persécutions visant les chrétiens. La semaine dernière encore, plus de 160 fidèles ont été enlevés par des bandits armés dans deux églises de l’État de Kaduna.
Laguinee.info







