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Éducation et développement : Bano Barry plaide pour un sursaut budgétaire de l’État

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À l’approche de la formation d’un nouveau gouvernement, consécutive à la reconduction de Bah Oury à la Primature, la question des priorités nationales refait surface. L’ancien ministre de l’Éducation nationale, Alpha Amadou Bano Barry, a saisi cette séquence politique pour remettre l’investissement éducatif au centre du débat public, estimant que le retard de développement de la Guinée trouve en grande partie son origine dans un sous-financement chronique de l’école.

S’exprimant dans l’émission Face à la République sur la radio parlementaire, le professeur a appelé à une augmentation substantielle du budget alloué au secteur éducatif. « Il faut augmenter le budget du secteur de l’éducation », a-t-il martelé, avant de formuler une demande précise à l’endroit des autorités. « Je plaide pour que M. le Président y mette au moins 20 %, au minimum 20 % du budget national dans un premier temps, passer de 15 à 20, et après aller à 25 ou 30, avant la fin du septembre », a-t-il déclaré.

Pour Alpha Amadou Bano Barry, cette revendication n’est ni symbolique ni excessive. Elle repose, selon lui, sur un constat objectif du terrain. L’ancien ministre estime que la Guinée accuse un déficit important en infrastructures scolaires, en particulier dans l’enseignement primaire. Le pays, soutient-il, ne dispose pas d’un nombre suffisant d’écoles pour répondre aux besoins éducatifs d’une population en croissance, ce qui pèse lourdement sur l’accès à l’éducation et sur la qualité de l’apprentissage.

Au-delà de la situation nationale, l’ancien responsable gouvernemental a établi une comparaison avec d’autres pays. « La raison pour laquelle certains des pays aujourd’hui qui étaient en retard par rapport à la Guinée sont aujourd’hui devant nous, c’est parce qu’ils ont investi sur leurs citoyens », a-t-il affirmé, reliant directement les performances économiques et sociales à la qualité des investissements dans l’éducation et la formation.

Dans son analyse, le développement ne peut être fondé sur les seules ressources naturelles. Alpha Amadou Bano Barry a insisté sur la centralité du capital humain dans toute stratégie de progrès durable. « Ce n’est pas le sol, ce n’est pas le sous-sol qui développe un pays, ce sont les femmes, c’est les hommes, leur capacité à transformer la nature », a-t-il soutenu, appelant à une meilleure valorisation de l’homme comme moteur du développement.

Cet plaidoyer intervient dans un contexte institutionnel marqué par la fusion du ministère de l’Éducation nationale avec celui de l’Enseignement technique et de la Formation professionnelle. Une réorganisation qui relance le débat sur la cohérence des politiques publiques en matière d’éducation et sur la capacité du futur gouvernement à traduire, dans les faits, l’éducation en véritable priorité nationale.

Laguinee.info 

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