Les autorités françaises s’orientent vers une interdiction de l’accès aux réseaux sociaux pour les enfants de moins de 15 ans.
L’annonce a été faite par le président Emmanuel Macron sur son compte Facebook, à la suite de l’adoption par l’Assemblée nationale d’un texte allant dans ce sens. « Interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans : c’est ce que préconisent les scientifiques, c’est ce que demandent massivement les Français », a-t-il déclaré.
Le chef de l’État français présente le vote des députés comme « une étape majeure », soulignant qu’il s’agit du résultat d’« un travail fructueux avec le Gouvernement ». Après ce feu vert de l’Assemblée nationale, le projet de loi doit désormais être examiné par le Sénat. « Au Sénat maintenant de poursuivre ce travail constructif », a insisté Emmanuel Macron.
Afin de permettre une mise en œuvre rapide de la mesure, le président de la République a annoncé avoir demandé l’activation de la procédure accélérée. « Pour que cette interdiction soit effective dès la rentrée prochaine, j’ai demandé au Gouvernement d’activer la procédure accélérée », a-t-il précisé.
Dans son message, Emmanuel Macron justifie cette initiative par la nécessité de protéger les enfants et les adolescents face à l’influence des plateformes numériques. « Parce que le cerveau de nos enfants n’est pas à vendre. Ni aux plateformes américaines, ni aux réseaux chinois », affirme-t-il. Il ajoute : « Parce que leurs rêves ne sauraient être dictés par les algorithmes. »
Le président met également en garde contre les effets psychologiques des réseaux sociaux sur les jeunes générations. « Nous ne voulons pas de la génération anxieuse mais d’une génération qui croit en la France, la République et ses valeurs », écrit-il.
Cette réforme s’inscrit, selon Emmanuel Macron, dans la continuité de la politique française de régulation du numérique engagée depuis plusieurs années. « La France, pionnière depuis 2018 de la régulation des plateformes, continue aujourd’hui de l’être en devenant le premier pays d’Europe à s’engager dans cette voie », souligne-t-il.
Si le calendrier est respecté, l’interdiction pourrait entrer en vigueur dès le 1er septembre. Le président de la République conclut en assurant de sa vigilance sur l’application du texte : « Au 1er septembre, nos enfants et adolescents seront enfin protégés. J’y veillerai. »
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