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Kankan : après la transition politique, les attentes des populations se font entendre

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Après l’investiture du président de la République, Mamadi Doumbouya, suivie de la démission du gouvernement dirigé par Bah Oury, la Guinée se prépare à la mise en place d’une nouvelle équipe gouvernementale. À l’intérieur du pays, cette étape suscite de fortes attentes. À Kankan, en Haute-Guinée, les populations expriment leurs préoccupations, oscillant entre urgences sociales, déficit d’infrastructures et nécessité de renforcer l’unité nationale.

Dans la commune urbaine de Kankan, les besoins de base restent au centre des préoccupations. Au quartier Kabada, Raphaël Téliano appelle les futures autorités à poursuivre et achever les réformes engagées, notamment dans les secteurs essentiels.

« Assume et termine le travail acharné que le gouvernement n’a pas pu achever. Parce qu’il y a vraiment des problèmes de route, des problèmes d’électricité, et des problèmes d’eau, parce qu’il n’y a pas d’eau. Et aussi, nous sommes dans le manque d’électricité. La poussière nous fatigue beaucoup », déplore-t-il.

Pour lui, l’amélioration des routes, de l’accès à l’eau potable et à l’électricité conditionne directement le mieux-être des populations.

Au-delà des infrastructures, la question de la cohésion sociale revient avec insistance. Noumoukè Dabo, étudiant, met en avant l’importance de l’unité nationale comme socle du développement.

« La population guinéenne, l’unité nationale, la cohésion sociale aussi, et surtout des choses qui vont bien en venir. Le système éducatif guinéen, en tant qu’étudiant, je soutiens cela aussi. Et surtout encore l’unité nationale et la cohésion entre les différentes ethnies », affirme-t-il.

Selon lui, sans un climat de confiance et de solidarité entre les communautés, les réformes structurelles peinent à produire des résultats durables.

La dimension sociale et éducative occupe également une place importante dans les attentes exprimées. Pour Yawa Cécille Milimouno, l’action du prochain gouvernement doit prioritairement viser l’éducation et l’autonomisation.

« L’éducation des enfants, surtout les femmes. Donner du travail aux jeunes. En plus, l’amélioration des conditions de vie des citoyens », plaide-t-elle, estimant que l’investissement dans le capital humain reste la clé d’un développement équilibré.

Même constat chez Ousmane Kaba, qui insiste sur l’urgence de créer des opportunités économiques pour la jeunesse.

« Je souhaite le bon développement du pays, surtout sur le plan culturel et social, le courant, l’infrastructure. Parce que nous sommes beaucoup en manque de routes en Guinée. Franchement, seulement ça ne va pas. Le manque d’emploi aussi. Les jeunes ont besoin d’emploi », souligne-t-il.

Pour ce citoyen, la lutte contre le chômage des jeunes doit aller de pair avec la modernisation des infrastructures et l’amélioration des services publics.

À Kankan, ces voix traduisent une attente claire : voir le prochain gouvernement répondre de manière concrète et équilibrée aux priorités exprimées par les populations. Infrastructures, éducation, emploi et unité nationale apparaissent ainsi comme les principaux chantiers attendus, dans un contexte de transition où l’espoir d’un changement tangible reste vif.

De Kankan, Mohamed Lamine Yansané, pour Laguinee.info

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