Le Tribunal de Première Instance (TPI) de N’Zérékoré a rendu sa décision ce jeudi dans l’affaire présumée de trafic d’êtres humains, mettant fin à plusieurs jours de procédures judiciaires.
Au total, une quinzaine de prévenus ont été renvoyés pour délit non constitué, tandis qu’une trentaine de personnes, dont des mineurs identifiés comme victimes, ont été libérées. Ces derniers avaient été interpellés le 7 janvier dernier par les autorités judiciaires, dans le cadre d’une vaste opération ayant concerné 83 individus.
À l’issue de l’audience, le substitut du procureur près le TPI de N’Zérékoré, Mohamed Fatoumata Soumah, a déclaré : « Le ministère public prend acte de la décision donnée par le tribunal et se réjouit de cette décision. Cependant, nous sommes convaincus que les véritables auteurs de la traite des êtres humains sont toujours en liberté. Nous ferons tout pour les interpeller et les traduire en justice. »
Le parquet a réitéré son engagement à poursuivre la lutte contre la traite des êtres humains, tout en respectant strictement les procédures légales.
Cette décision marque une étape importante dans la lutte contre le trafic d’êtres humains dans la région de N’Zérékoré, en mettant en lumière la vigilance des autorités judiciaires face à ce fléau et la protection des victimes, notamment les plus vulnérables.
De N’Zérékoré, Cécé Kpamou, pour laguinee.info







